‹ Histoire de PologneChapitre 150 sur 369 · II. ARISTOCRATIE · texte numérisé non relu

II. ARISTOCRATIE

taient pas moios variées que les anciennes. Sans rechercher les petits dons » présents, faveurs, boaqaets, vœnx, révérences, il est certain qne la garde locale et le charriage domanial existaient toujours , queleskmetons devaient rapporter à la grange avec leurs voitures la dlnie aux ecclésiastiques (iOâ) et la moisson aux seigneurs. Si les exactions du droit polonais étaient abrogées ou tombaient en désuétude , d'autres conditions étaient imposées aux kmetons dans des conventions nombreuses qui résultaient de la courte durée de tenue de la vola et de la mutabilité des cultivateurs. Ordinairement, on augmentait le cens , les fournitures de grains ou le travail. Dans les terres cultivées sous la loi allemande, prévalaient les fournitures de blé en grande mesure allemande , maldraty qui valait quatre mesures, korzec, de Pologne , et équivalait à la dlme de froment , de seigle et d*avoine (103).

fugitivus liberatibar. Hoc in jure terrestri. In jure teutonico fugere seu recedere non potest, nisi haBreditate vendita, velloco sui kmetonem aeque divitem coUocet, aut agris intotoexcultis et extirpatis, hieraalibusque et œstivalibus seminatis, domino resignando, recedere poterit pro libito [codices anno 1440, 1444, 1458, statutor. vislic. 134]. Nequaquani recédât a domino suo visi domo bona relicta et decenter septa, solum in nativitate domini juxta consuetudinem hactenus observatam [ibid. traduction polonaise de Svientoslav, p. 75.]

(102) Prœcipimus, colonis et kmetonibus agroset praedia quselibet colentibus, décimas frugum suarum curribus suis, ad horrea episcopi et clericorum ducere et ponere , sicut olim fuit consuetum. Anno 135-2 (Bandtke jus polon , p. 154.) Laudamus quod dux débet promittere décimas ecclesiae poznaniensis , in villis terrœ suas locare apud boucs kmethones sive rusticos, ubi décime stabunt illesae (composition 1358 ; in Raczyn, cod. dipl. Maj. Fol. xcviii, p. 115.) Et prasterea kmethones ad ducturam decimarum hujus modi debent esse obligati ; et nos dux Vladislaus ac nobiles terrigenae et subditi nostri non debebimus, . . . sed licebit ipsis (spiritualibus) easdem apud kmethones quos ad id sibi ncverint utiliores locare quiète et secure (regulamen 1446, in Racz. cod. dipl. Maj. Fol. cxxiv, p. 169. )

(103) Agrorum colonis mansus quilibet fertonem persolvat argent» (9 1^4 francs) et maldratum triplicis annonae, quatuor siliginis, quatuor tritici et quatuor avenae (an. 1255, Henr. dux SilesiaB , civitatem Olesnitzajure teutomco locat, apud Sommersb, t. 1, p. 1073.) L-num ferLo-

Dans les terres de la loi nationale , le kmeto livrait moins de productions en nature» iej>, mais cultivait certaines portions de fermes du domaine, et il était redevable de plusieurs jours par an de travail ou de corvée. Quelque puisse être le nombre des jours de travail , on peut dire avec certitude qu'il n'excédait pas le nombre de semaines d'une année, qu'il était même bien loin de ce chiffre (104).

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