III. Confédération dé Radom
2&. DiflCrentes confédératicos secondées par l'intrigue russe, 1769.
Dans le courant de Tannée 1767, de nouvelles troupes russes, commandées par Soltikof, Nummers et Kretchétnikof, entrèrent en Pologne afin d'appuyer les différentes confédérations et d'encourager les habitants à en former de nouvelles. L'apparition de quelques-unes des confédérations datait déjà du 24 novembre 1766 ; elles se déclaraient tantôt contre le roi , tantôt elles favorisaient les in-
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térêts des dissidents et cherchaient presque toujours la protection de Catherine II, car on leur persuadait continuellement qu'elle avait en vue la défense des libertés de la république, sans en excepter le rétablissement des hautes prérogatives des dissidents. La mauvaise disposition de Timpératrice contre Stanislav-Auguste encourageait les ennemis du roi, et la protection qu'elle offrait aux dissidents, avec éclat, inspirait à d'autres Tidée de s'armer avec de grandes . espérances. Pendant cette fermentation et le croisement des idées contradictoires, envoyait se former des confédérations à Krakovie etàLènczica; on en comptait vingt-quatre plus petites formées en Litvanie, qui se réunirent à Vilna , sous un seul chef, Stanislav Brzostovski, starostedeBystrzica, frère de Michel. Celle des dissidents, établie à Thorn, le 19 mars 1767, fut conduite par le général Georges- Guillaume Goltz, starostede Tuchol. Jean Grabovski, général d'artillerie polonaise, se mit à la tête d'une autre formée à Sluck; cependant les signataires de ces dernières ne flirenlpas aussi nombreux que ceux des autres confédérations formées pour la plupart.par les ennemis du roi. Repnine, activement secondé par l'abbé référendaire Gabriel Podoski, honteusement vendu et voué à ses vues, avait augmenté les ennemis du rof, en leur promettant que les prérogatives de la république seraient désormais péremptoirement garanties ; qu'elles seraient défendues contre toutes les attaques du parti royal, que les débats nationaux pourraient avoir lieu tranquillement et en toute sûreté, alors les confédérations se manifesteraient franchement et avec succès ; enfin il faisait espérer à tous les ennemis du roi, et il n'y en avait que trop, que la détrônisation de Stanislav-Auguste en serait une suite immanquable.