‹ Histoire de PologneChapitre 171 sur 369 · LÉGISLATION LOCALE · texte numérisé non relu

LÉGISLATION LOCALE

La coéquation de droit, devait définitivement s'effectuer par la législation générale qui sévit longtemps entravée par une confusion d'idées au sujet des règlements législatifs des cantons , de leurs relations avec la législation générale ; par l'incertitude de l'organisation du corps législatif et des limites du pouvoir royal. Partout on s'assemblait très fréquemment et on discutait sur les affaires publiques. Les colloques judiciaires, ou les viécé des provinces et des palatinats, avalent leur tenue fixée. Maintes fois on se réunissait plus tumultueusement, au dans des assemblées extraordinaires de la pro-

▼ioce^ou formant d« cofiventu8à*iiine afflaence pliisoombreuse, où i*on prononçait sur les impositions, sur les lois et les coûtâmes qui pouvaient convenir à la province et à la république; souvent , sans la coroboration de semblables réunions , les décrets de la diète générale n'avaient pas de valeur. Dans toutes les terres et districts , on tenait des diétines , pour les élections terrestres, pour les discussions. On s'assemblait en confédération pour faire oppositioni pour assurer la tranquiU lité ou la sécurité locale , pour la conservation des libertés locales, pour se donner un appui mutuel en cas que Tiniérét commun de la province ou de l'état demandât une résistance active. La grande Pologne , donnait un élan particulier à ce mouvement civique , qui souvent plaçait cette province dans un état de révolte, qui semblait embrouiller au comble le revirement des affaires, et, exerçant l'expérience de la na* tion sur tous les points, finissait par éclairer les contestations, rapprocher les esprits et les ramener à des mesures utiles pour Torganisation générale. Bien qu'on répétât le nom de statut de Vislica, qu'on se le rappelât, comme s*il n'existait pas; on rédigeaitdans les assemblées générales et particulières les décisions de circonstance et éphémères, on se relatait aux coutumes où le manque de statut obligeait à le faire , telles sont les décisiousde Piotrkov, de Lènczica en 1418, 1419 ; de Krakoven 1420, de Varta en 1423, et d'autres lieux décrétés du temps de lagello , telles aussi celles du règne de Kazimir le lagelionide arrêtées à Piotrkov , Opoki , Nieszava , Korczin, Novemiasto, Kolo, Opatoviec (en 1447, 1451, 1454, 1456, 1458, 1475) ; tels enfin les privilèges tant de fois répétés jusqu'à 1488, ceux accordés en général à tout le pays , et ceux des provinces en particuliers. Le statut de Vislica était ignoré à cette époque d'agitation, à tel point, que du temps de Eazimir lagelionide les hommes d'état les plus distingués comme Ostrorog, ne savaient pas dire ce qu'il contenait (134).

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