III . DÉMOCRATIE NOBILIAIRE
sur tant d*efforts , remaant presque indépendamment les ans des antres , on se demande , qn*ef le force alimentait Tindissolubilité de Tétat, qnelie autre avait pu cimenter et consolider la république sans commotion 7 A mon aris la seule fraternité, profondément enracinée dans le sentiment national , dirigée par l'esprit civique remédiait toujours à tous les inconvéniens, dans son activité infatigable elle a va organiser définitivement la représentation nationale^ En 1404, une diète extraordinaire devait prononcer sur Timposition beaucoup plus élevée que dans d'autres circonstances : Pour en venir là avec plus de succès y on tint avant la diète générale des assemblées contentus particulières (13^) où on se concerta , cenx qui devaient aller décréter un impôt étaient élus et autorisés par les commettants de leurs provinces. Par cette mesure pour lors, extraordinaire , l'impdt décrété, n'éprouva aucune contradiction , et rapporta plus qu'il ne fallait. Cet exemple 9 imité quelquefois par-ci et par-là ^ n'était guère observé au point de régler les assemblées générales qui se tinrent dans les années suivantes et qu'on appelait , convention générale y ou convocation générale , parlement général , diète ySeitn (130). La guerre de Prusse (1454-1406) prodigieusement fertile en toute sorte d'événements , Tétait ausdi pour la législation. L'ordre équestre, de différentes provinces, appelé au ban, se trouvait continuellement rapproché, et dans les moments de repos d'armes, il formait des assemblées , des conventions improvisées, où il révisait sans cesse'ses privilèges , sa législation , il discutait et décrétait des règlements de circonstance, qui s'entrechoquaient et n'y établissaient rien de
lyse critique du statut de Vislica, aux chapitres ou SS 61, 62, 63. [135] Conventus particulares, antedietam generalem (iDlug.J.
[136] Générale parlamentum, convocatio generalis, conventus generalis, dieta ; comitia generalia en 1543. — A 1453, conventio generalis in Piotvkov, novemdiebus duravit omni multitudine, cura jam singula precia quadruple ascenderent, graves sumptus tolérante [Dlug. xiii, p. 116] . Comme l'idée dirigeait la masse, elle assistait assiduement à. toutes les réunions politiques ; aussi je répète qu'on peut dire, dans la langue d'aujourd'hui, que des meetings nobiliaires surveillaient toujours les assemblées législativies, administratives, judiciaires.
solide. Par une si fréquente expérience , il remarqua que sa législation , si elle avait de la force , serait plus efficace pour les libertés , que tous les privilèges et leurs confirmations; il éprouva que pour donner de la force à la législation , les décisions partielles et de circonstance, seraient toujours insuffisantes, qu'il fallait décréter les lois dans des assemblées générales de la république et leur donner une certaine forme et prescrire le mode convenable. Or, après la guerre de Prusse , lorsque les représentants se réunirent et qu'on leur proposa un impôt, ils se refusèrentà le décréter, disant qu'ils n'étaient pas autorisés. Par conséquent, à la diète suivante en I460y force a été d'avoir cette autorisation ; les représentants sous le nom de nonces terrestres , posel , posel ziemski , élus plus particulièment, arrivèrent donc àformerune chambre-particulière. A partir de cette époque les diètes et les diétines reçurent une forme plus régulière et mieux déter>minée. Les nonces élus par les diétines qui précédaient nécessairement la diète, arrivant à la diète, devaient exhiber leur lauda ou l'autorisation de leurs commettants. Lorsque la législation fut définitivement fixée , entre 1491 et 1506 où les statuts réunis dans un commune , dans un code , furent promulgués par l'impression : alors une loi dont nous allons tantôt faire connaître l'origine , prescrivit , que rien ne devait être décidé sans le commun consentement des nonces terrestres.