INSOUGIANGB POUH LB RECOlJVREBIENT
Cinq fois, en 1400, 1420, 1438,1467, 1471, les Bohèmes vinrent offrir ]«ur couronne à la famille de lagello, avant qu'un Hls de Kazimir ait été destiné à l'accepter (140). La couronne de Hongrie pour les lageJlons était plus agréable. Ils s'empressèrent quatre fois, en 1440, 1472, et deux fois , en 1490 , de l'accepter; deux fois ils l'occupèrent au gré de la nation magyare. Ces événements extérieurs n'étaient qu'un^ hommage à l'illustration et à la gloire que la république donna à la maison des lageilons. La grandeur de la Pologne futaccomplie parla nationalité qui^dans l'espace de deux siècles, s'accrut prodigieusement. La Pologne qui, à la mort de Lokétek , avait à peine 6,000 lieues carrées an moment de l'union de Lublin en 1569, s'était augmentée dix fois autant. Si l'on observe l'énorme extension delà Litvanie , rorsqu''elle entra sous l'Influence de la Pologne, on voit que la nationalité de cette dernière n'a pas pénétré jusqu'à Novogrod-la-grande ni à Pskov ni dans le duché de Tver qui étalent de bonne heure perdus, sans que la république ait fixé ses vues sur ces pays ; on voit que sa nationalité cherche ses frontières au-delà du Duteper ,
(140) Dans une de ces occasions, en 1439, la maison d'Autriche proposa de finir les différents à l'amiable, le congrès se réunit à cet effet à Breslav, où les plénipotentiaires polonais dirent : «Kazimir , élu roi de Bohème, n'ambitionna point de posséder cette couronne, ce n'est que par compassion pour les calamités des Bohèmes, dont i'idiôme est le même que le polonais, qu'il accepta l'offre. Il propose, pour le bien de la chrétienneté , de se désister du droit acquis , à condition que le roi des Romains et de Hongrie, Albert, se désistât du sien, et se résignât au choix libre des barons et des nobles de la Bohème, afin que leurs suffrages pussent prononcer pour l'un des deux , ou choisir quelqu'autre prince qu'il leur plairait, car un roi élu en bonne intelligence, leur convient le mieux, » Cette proposition qui plut aux Bohèmes, n'était pas du goût d'Albert, qui sut éluder et tromper, dans ce congrès, la bonne fois des plénipotentiaires polonais (Voyez Dlugos., xii, p. 712).
el s'y arrête incertaine dans les vastes plaines de SieYier, se heurtant contre un adversaire terrible par principe. D'un autre côté, insoucieuse de sonintérét, elle recule devant la nationalité allemande. C'est en vain que maintes fois les Silésiens furent prêts à revenir à leur ancienne patrie » que la Bohême se résolut à céder cette acquisition et que la propo* sition de la cession fut, en 1404, sur le tapis ; les Polonais se montrèrent indifférents aux avantages qu'ils pouvaient en tirer pour leur république. Le cœur fraternel était glacé pour une portion de la nation qui désavoua, il y a 90 ans, sa fraternité. L'insouciance des fiers républicains était plus impardonnable lorsqu'il s'agissait de la Prusse ducale. On traita facétieusement les propositions de la noblesse prussienne qui vonlait se réunir avec la république, et on plaisanta sur les prétentions des sujets d'un duc élevé à la dignité de sénateur. C'était en vain que la noblesse prussienne sollicitait Témancipation de son assujettissement à la maison de Brandebourg; on était sourd et insensible à tontes les réclamations ; on était aveugle sur les conséquences, et on livra les Prussiens à une autre branche lirandebourgeoise, qui allait séparer à jamais une portion aussi importante à l'état.