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LB POUVOIR GCGLéSIASTIQUE RESTREINT

Une question bien grave pour cette époque mit à l'épreuve le sentiment national; c'était la question religieuse intimement liée à la politique. Nous avons déjà signalé les dispositions à la tolérance des opinions qu'on manifestait alors; il nous reste

droits d'entrée et de transport des marchandises. Ils peuvent prétendre à une fortune assez considérable, et non-seulement ils sont au rang des honnêtes gens , mais quelquefois môme ils leur commandent. Ils n'ont aucune marque qui les distingue des chrétiens, il leur est même permis de porter l'épée et d'aller armés; enfin ils jouissent de tous les droits des autres citoyens ( Gratiani , vie du cardinal Commendoni , 11,15.)

(152) Voyez la note d'Ignace Danilovicz , ancien prof, de l'univer^ site de Vilna, dans l'édition de 18S4, de l'hist. de Fol. de Vaga. p. 133 etsuiv.

à la considérer soas le rapport de l'autorité do clergé dans la république et de ses relations arec Rome. Les évéques, tenant toujours le premier rang dans le sénat , forts de leur juridiction, contribuèrent eux-mêmes à préserver le pays des exécrables procédés de Tinquisition du pape, qui voulait les mettre en activité; eux-mêmes l'abolirent par un décret d'un synode national en 1542 (153). Alors plusieurs evèques se permirent dans leur juridiction des excès, qui révoltèrent le 1

sentiment de l'ordre équestre. Quelques hérétiques brûlés , !

quelques nobles incarcérés, dépouillés de leurs biens, de leurs honneurs, excommuniés par les sentences épiscopales , crièrent à la répression du forfait (154). La juridiotion épisco-

(153) En 1318 et 1326, le pape Jean XXII, nomma des censeurs de la foi pour la Pologne. Le statut de 1424, oonnait les inquisiteurs haeretic89 pravitatis délégués par le pape. En 1436, un décret royalleur accorde appui ; un autre en 1454, 1464, autorise le libre exercice de leur fonction , et ordonne à la justice profane de mettre en exécution leurs sentences. Le couvent des dominicains, à Léopol, fut le point central des inquisiteurs de plusieurs pays situés vers l'Orient. On ne connaît en Pologne qu'un seul awîo-do-/'^ de cette mquisition papale,* ce fut en 1508 qu'elle livra aux flammes un juif, qui fuitsseculari potestati traditus (Jodoc. Ludov. Decius, p. 68). Quoique le synode national de 1542 l'eût abolie, l'inquisition papale avait encore ses inquisiteurs à Léopold nommés par la cour de Rome pour les pays étrangers, jusqu'à 1570.

(154) L'évèque de Posen, André de Bnin , irrité contre les hossites et contre leur protecteurÀbraham Zbooski. assiégea ce dernier dans son château, et le força de lui livrer, vers 1435, plusieurs prêtres hussites, il en brûla deux; Zbonski mourut de chagrin, l'évoque de Kuiavie Krzeslav de Kurozvanki, mort en 1503, avait fait brûler vif un prêtre Adam parce qu'il avait fait communier des laïques sous les deux espèces. Une dame Catherine, épouse de Melchior Zalaszovski avait aussi été brûlée vive par sentence de l'évêquede Krakovie, Pierre Gamrat, entre 1538 et 1545, à cause qu'elle ne croyait pas à la présence réelle de Jésus-Christ dans l'eucharistie. Ce sont les seules victimes du bûcher à cette époque. Quelques personnes de la première distinction avaient été excommuniées, privées de leurs biens, de leurs charges, et bannies de l'état. Tels étaient : un Stadnicki, condamné de la sorte par | Jean Dziaduski, évéque ùo Przemysl; un Ostrorog et unLazinski, con*

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