Politique spoliatrice de cette époque
La politique de ces temps là avait ébranlé l'ancien ordre de choses jusque dans ses fondements et lui avait donné une nouvelle forme tellement déterminée que si la force des circonstances eût amené la nécessité de revenir à la précédente, on eut trouvé des obstacles insurmontables. Frédéric 41, fort de ses conquêtes importantes , créa et concentra dans sa seule personne une puissance aussi active que formidable. L'apparition de cette nouvelle monarchie militaire et vigoureuse, rapprocha plus que jamais les états d'Orient de ceux de la partie occidentale de l'Europe. La politique habile des cabinets suivant une routine astucieuse et leurs ambassadeurs auprès de différentes cours saisissant adroitement toutes les circonstances favorables , travaillaient chacun à l'agrandissement de leur pays dont la construction intérieure et extérieure devait être mieux complétée et perfectionnée. Le moyen le plus efficace de la bonne construction delà machine politique, consistait dans l'accroissement des chiffres statistiques , qui augmentaient et s'élevaient à force de réunions de petites portions par de nouvelles incorporations. Par conséquent la politique s'occupait d'acqui-
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sitions d'arrondissements au détriment des peuples ou des états moins forts dont Texistence était en butte à des morcellements et aux rapines de leurs voisins puissants. Dans les traités entre les états prépondérants on se réservait des eonditions secrètes qui rendaient les conventions publiques incertaines ; la garantie forcément imposée portait une terrible atteinte à Findépendance des pays moins puissants. La lassitude et l'épuisement général, après de longues guerres, disposaient les monarchies du premier ordre à des ménagements réciproques et à un concours mutuel qui frappait d'un commun accord les faibles.