Relations entre les puissaDces
L'accroissement subit de la monarchie prussienne démontra la nullité du système politique garanti par tous les traités conclus depuis la paix de Westphalie qui devaient veiller à ce qu'aucun état ne s'agrandit, les maintenir dans leurs limites, dansleurs intérêts, et tenir entre eux l'équilibre. Ce système céda. L'inimitié très-anciennne entre la maison de Bourbon et celle d'Autriche servant d'élément à l'équilibre, paraissait éteinte par la conclusion des dernières alliances^ celle que Raunitz avait réussi à concerter entre l'Autriche et la France, fut fortifiée après la guerre de sept ans. L'Autriche était liée par une étroite alliance , aussi bien à la Russie qu'à la France. Frédéric II, allié de la Russie, désirait maintenir la paix avec Marie-Thérèse. Celle-ci ne pensait plus à reconquérir la Silésie et le roi de Prusse, victorieux , voulait préserver ses derniers jours des fatigues de la guerre. La paix , désastreuse pour les faibles, régnait ainsi entre les principales puissances, chacune d'elles se voyait satisfaite dans ses vues et pouvait impunément, si l'occasion se présentait, dépouiller à sou profit ceux qui manquaient de force. Or, aucun état ne s'opposait à l'accroissement de la prépondérance décisive que la cour de Pétersbourg prit en Pologne. Cependant , révoque Adam Krasinski ne désespérait pas d'intéresser les cours européennes contre l'ambition de la Russie et s'imagina de pouvoir ramener à une meilleure action les dis-
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position? de la diplomatie. La Suède et la Turquie, voisines de la Pologne , mais dans un état non moins faible que cette dernière, s'allièrent à elle. La Suède , plus impuissante, craignant le courroux de la Russie, promettait peu et pour que la Porte-Ottomane fut capable de prendre quelque détermination , il fallait attendre Tintervention active de quelqu*autre monarchie, et la convaincre que les armées étrangères se trouvaient effectivement en Pologne.