‹ Histoire de PologneChapitre 229 sur 369 · L'AUTORITÉ PATBRNELLB GOBfPARÉB A CBIXB DEROMB · texte numérisé non relu

L'AUTORITÉ PATBRNELLB GOBfPARÉB A CBIXB DEROMB

L'ordre civique se modela aussi sur la doctrine des antiquités romaines , ce qui influa beaucoup sur l'état social. La noblesse portant le nom de l'ordre équestre , devait avoir des bagues, signet, comme en avaient les ^gut/e^ romains. Les armoiries et les noms multipliés, modelés à la manière allemande ou espagnole , semblaient répondre aux variétés des titresromains. La héraldique du pays réunissait une multitude de familles dans des groupes^qui étaient distingués par des armoiries particulières à chaque groupe. C'étaient donc des irihus, gens, race, dont la souche était divisée en ptusieurcentaines de branches ou de familles. On savait très-bien que les nombreuses familles de mêmes armoiries , n'avaient aucune parenté entre elles , aucune origine commune ; cependant on admettait, par une pure fiction , l'identité de la race armoriale dont les ramifications demandaient des distinctions spéciales par des prénoms, noms, surnoms et maintes appefla tiens, prœnomen, nomen, agnomen ; par un nom de baptême , par le nomen gentis et nomen famîliœ (iipiei nazvisko) , ou par quelque distinction armoriale , quelque exploit qui avait illustré lesayeux. L'agriculture étant la marque distinctive iu civisme des deux républiques , par conséquent , Vhœredites, comme resmajictpt, se distinguait de dominium in bonis, acquis par l'épargne ou le mérite, ce que le statut lltvanien sépare avec beaucoup de soin. L^ccupation et la man* cipation sont les attributs de la noblesse , qui s'emparait jure caduco des choses nuUui, on illégalement possédées. Le jus terrestre n'est que le jus quiritium, et la noblesse possède le êominiwnjure quiritium, où chacun puise comme père de famille, pattr familias, le droit de son autorité paternelle, pa-

tri'apoiestas» On réfléchit sur les dispositions des rois> rédigées par Papyrias (292), et on y vit que la religion catholique devait présider à toutes les actions publiques , comme rien ne pouvait s'effectuer à Rome sans les augures; on y vit que les sacra et la magistrature appartenaient aux pères , aux citoyens nobles, capables et élus, que le peuple, c'esi-à-dire la noblesse» ayant JUS su/Tra^uet^ononim, est seule en droit d'élire les magistrats, de créer les lois et de décider sur la guerre , ce qu'elle effectuait dans les diétines et les diètes. L'es plébéiens non-nobles sont destinés à la culture, à labourer la terre, p^beii agros colunto • Le père de famille, dans Tintériour de sa maison et dans les limites de ses domaines , possédant toute autorité, avait les sac ra , le bonum et œquum , Yarhitrium, Il veillait selon son bon plaisir sur la pureté des mœurs , il punissait le parricide dont il était l'interprète, et déterminait son application aux délits et à sa propre offense comme père et maître. Sa femme, ses enfants, ses domestiques, tout son entourage, ses serfs et tous les gens de ses domaines étaient de sa justice. Le xvii.e siècle pousse jusqu'à l'excès l'autorité paternelle, exercée sous les auspices des idées romaines av^ une rigueur inouïe (293). Le père croyait avoir le droit dévie et de mort sur ses enfants, comme il l'avait sur ses serfs. Encore au xviii.^ siècle, il y avait des pères de famille qui tenaient aux règles romaines, liberosrelegandi , vendendi , oe-

[292] Sextus Papyrius jussa regum romanorum conscripserat. — ^Nequid inaugurato faciunto. — Patres soli , sacra , magistratusque peragunto- — Plebeii agros colunto. — Populus magistratus creanto, leges scisunto, bella deceraunto. — Ne quis praBsentibus fœminis obscena verbafacito. — Parricidas omnes capite puniunto. — Adulterii convictamvir et cognati ut volent necanto . . . Parentum omne jus esto, liberos relegandi, vendendi, occidendique.

[293] Cet accroissement du pouvoir paternel n'est pas remarqué par nos écrivains. Macieiovski, dans son histoire de la législation slavone, l'a négligé, et il combat ce que j'avais signalé sur le premier progrès des droits du père, dans mes recherches historiques sur notre législation primitive. L'accroissement est trop palpable pour être répété. La domination civique devait s'étendre par tout, subjuguer et asservir tout, jusque dans le sanctuaire des maisons, dans le sein des familles. J'aurai peut-être occasion de le prouver dans quelque autre mémoire.

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