III. DÉMOCRATIE NOBILIAIRE
cidendi (294). Les pères de famille plus opulents s'entouraient d'une cour nombreuse, eUêntéU, qu'ils protégeaient, et la jeunesse de la noblesse pauvre allait se placer en foule , comme clients, sous leur autorité, et les servait avant d'être émancipée. Quant aux paysans, nous avons pu observer que déjà, depuis long-temps, la langue romaine les a rabaissés dans la législation polonaise. Cette manière d'envisager le pouvoir paternel, qui allait immensément grandir, ne pouvait qu'empirer la condition des paysans, qui n'évitèrent pas les comparaisons aux classes inférieures de Rome. C'est ee qui fit revivre la qualification d'aseripUees. Ils étaient illiberi, servi , resman^ cipi, sujets à l'émancipation, esclave si l'on veut (295). — On a voulu pousser plus loin la comparaison des institutions des deux républiques et appliquer le code de Justinien aux règlements des statuts; mais cette tÂche resta aux légistes maladroits qui exercèrent quelquefois leur sagacité sur ce champ avec peu de succès. L'esprit civique' de la noblesse , répugnant à tout ce qui était impérial, repoussait toute connivence avec les doctrines justiniennes, et répétait que les lois étrangères ne pouvaient pas suppléer aux lois polonaises (296).