l'abistocratib en tire avantage
Les idées romaines faisaient des progrès sous différents égards, plus ou moins rapides, et contribuaient aux change-
[294] On a fait observer que l'infanticide était très rare en Pologne. En 1502, Jean Niemira fut accusé d'infanticide. La sentence l'appelle « fere auditum in regno scelus. » L'accusé prouva qu'il avait tué son' fils ne pouvant le retenir lorsqu'il allait passer à l'ennemi. La cause fut interrompue et suspendue, « ne inter victricem pietatem erga patriam et victum amorem paternum, inconsiderate statuamus. » Le tribunal de Lïtvanie, dans l'espace de trois siècles, ne fut saisi que de deux cas d'infanticide commis sur des adultes [Czacki, sur la législ. polon. et litv., note 1417, t. II, p. 125]. La justice, effectivement, ne pouvait que rarement s'emparer de cet excès du pouvoir paternel.
[295] Ut breviter dicatur, quœ antiquis Romanis in servos fuit hoc nunc nobilibus Polonis in plebeios subdites, quod ad jus attinet est potestas [Dresner^similium jurisPol. p. 57].
[296] Piasecki, p. 449.— L'influence du droit romain sur la légti-
menls qui survenaient dans les agitations de la république. Elles ne semblaient blesser ni les institutions ni le. principe de l'état; cependant, sous leur impression, l'aristocratie gagnait insensiblenfent du terrain dans le sein de l'égalité de l'ordre équestre. Bien que chaque citoyen, électeur et éligible, pût parveuir aux plus hautes dignités, aux chaises curuies, ce n'était que les maisons opulentes qui s'emparaient de tous les honneurs, qui s'enrichissaient des starosties ; l'augmentation de pouvoir des hetmans, desévéques, l'accroissement de l'autorité paternelle était leur partage ; dans leurs discussions , divisant le sentiment du pe^le et. envenimant l'animosité , tantôt politique, tantôt religieuse, elles se posaient en chefs de partis qu'elles formaient elles-mêmes. Les trois élections qui se succédèrent dans un court espace de temps, Templètcment de la royauté sur les libertés de l'ordre équestre , le mépris que le roi témoignait pour les lois fondamentales , enfin l'esprit d'intolérance soufflé par la cour de Rome , organisèrent <;ette lutte des partis qui va désormais troubler et fatiguer la république. Toutes ces questions mises en mouvement , pouvaient à tout moment ébranler le peuple et le diviser , à l'époque où, dans son action, mille embarras s'étaient élevés par suite de l'inexpérience et du manque de confiance de la noblesse nouvellement admise, de l'irrésolution de ses représentants, de l'ambition et des ressources des aristocrates. L'intrigue des agitateurs savait profiter de toutes ces conjonctures , exploiter l'affaiblissement de l'énergie populaire, multiplier les dissensions jusqu'au point que le peuple se divisa et suivit la voix des chefs et des meneurs. Gomme précédemment, sous Sigismond-le-vieux, les dissensions entre Kmita et Tarnovski n'avaient pas été de longue durée ; aussi celles qu'excitait le caractère inconstant du primat Uchanski , et celles qui éclatèrent entre lui et le maréchal Firlei, s'éteignirent bientôt, n'ayant aucun aliment dans le peuple ; elles ne présentent que ces anciens démêlés qui ne formaient pas en-
iatiûB'Civile et crimiDelle de la Pologne, occupant plasieurs de no6 investigateurs, m'a engagé à réunir à leurs savantes recherches, -quelques observations de ma part, qui peut être trouveront leur place dans <)uelque autre mémoire.