‹ Histoire de PologneChapitre 247 sur 369 · LITVANIE · texte numérisé non relu

LITVANIE

Je ne veux pas me submerger dans les vastes marais de rimmense Polésic , je vais monter vers le nord où est

(307) Toutes les terres russiennes, y compris la Russie rouge, renfermaient ces fortunes colossales, qui contribuent à créer l'aristocratie au sein de l'ordre équestre. — La terre de Zloczov appartenant à Danielovicz, comptait 150 villages ou hameaux, elle avait assurément plus d'étendue que beaucoup des principautés souveraines de l'Italie ou de l'Allemagne ; les biens s'étendaient près de vingt milles autour de Léopol et vers la Podolie. Halicz était jadis un royaume florissant, aujourd'hui (vers 1680), tout cet espace, avec les villes qui y sont contenues, appartient à la maison des Potocki, le castellan de Krakovie en est le chef et possède presque toute la Pokucie. C'est ce que remarque un étranger, écrivain judicieux, Dalerac ( Anecdotes de PoL, t. II, p. 230, 235), après l'époque des ravages qui ruinèrent bien desfortunes.Les possessions d'Ostrogski, de Visnioviecki, de Koreckiet d'autres, situées dans des régions plus orientales, furent plus considérables. A des expéditions de ces aristocrates immensément riches, se réunissaient queb ques maisons de nouveaux enrichis dans la Pologne.

situé ie grand duché de Lityaoie. La terre y est sillonnée par des riyières navigables , boisée et remplie de lacs , en grande partie très fertile et propre à la haute culture , cependant Je climat plus ingrat, offre des dtflBcultés puissantes ; le ciel y est assez serein , mais la saison pluvieuse confond la moisson tardive avec l'ensemencement plus qu'ailleurs. Nous y avons distingué le peuple différent d'idiome et de race ; occupant séparément différents cantons. Quant à la classe civique elle est plutôt une fusion de plusieurs races. Les dispositions éminement douces y désarment toutes les animosités nationales. Les familles lilvaniennes , russiennes , polonaises s'identifièrent au civisme du duché ; les familles allemandes , tatares , juives, néophytes s'immiscèrent et se confondirent également et le génie litvanien y prit son assiette. Dès qu'il parut sur la grande scène du monde , il se montra accessible à la civilisation du siècle et sous ce rapport il ne resta pas en arrière en face des frères polonais , quoique le pays fût toujours plus sauvage et ne pût pas arriver à la même culture que la Pologne. Cependant les litvaniens sont en butte à quelques plaisanteries invétérées, fruit des animosités et des collisions qui précédèrent l'union définitive et les relations ultérieures entre les deux nations^ réunies. Ces plaisanteries de frères plus anciens , ne sont pas de nature à offenser le sentiment litvanien, mais dès leur origine , elles contribuèrent à nourrir l'embarras que des rapports politiques ont inspiré. L'instruction jésuitique , qui s'empara presque exclusivement de la Litvanie n'était pas de nature à les faire disparaître rsoS). Dans leurs manières les litvaniens observent une politesse insinuante et recherchée. Renfermés en eux , ils se montrent réservés et on leur reproche un certain manque de sincérité. Tout défians qu'ils puissent paraître , ils ne sont pas ombrageux : aussi paraissent-ils sur le champ des débats de la répu-

(308) La Litvanie conserve toutes ses prérogatives avec une fierté et uue hauteur extraordinaires; l'humeur môme de la noblesse est plus àltière, plus rude et plus fanfaronne que celle des Polonais; le peuple est moins civilisé et plus féroce aussi ; le pays plus sauvage, plus couvert, le climat moins doux, plus glacial. (Dalerac, Anecdote de Polog., t.II, p. 356).

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