‹ Histoire de PologneChapitre 255 sur 369 · IV. PERTURBATIONS. i · texte numérisé non relu

IV. PERTURBATIONS. i

tettfs y circulent, s'y établissent sans trouver de prosélytes ; elle est indifférente à là fermentation générale , elle persiste dans sa discipline catholique romaine. Les novateurs cherchent à fraterniser avec les catholiques, afin de se préserver de l'attaque, le génie national les seconde pour la dernière fois, et la confédération, garantissant la paix entre les dissidents, avait été conclue en 1573 au centre de la Mazovie , à Varsovie, sur le terrain neutre » du moins encore impassible. Les petites passions et les suggestions étrangères brisent presque sur-le-champ cet acte solennel. La cour de Rome anime les prétentions des évéques , conjure , obsède le roi Etienne. A la voix du catholicisme, les Mazo viens orthodoxes applaudissent, et le catholicisme est debout, il est Téta t. Le rit grec > en Pologne , qui accepta autrefois le concile de Florence, abolit le schisme. Les discussions soulevées dans son sein dans les temps postérieurs, sans manifester une rupture fatale, semblaient relâcher les liens de la discipline. Le rit latin y intervient, cherche , en 1595 et 1598 , à raffermir Torihodoxie romaine , par la funeste union de Brzesc , afin de mieux condenser et compter ses forces , et de se munir de nouvelles armes. Le schisme, pins opiniâtre , se déclare et s'irrite ; les non-unis , se rapprochant de l'ancien schisme (moskovite) qui n'avait pas adhéré dans son temps à l'union de Florence (310), forment un camp séparé , ennemi des latins ,

(310) Oq sait qu'Isidor, métropolitain de Kiiov, était mal accueilli à Moscou, où résidait souvent un autre métropolitain sous la protection du grand-duc, et alimentait un schisme disciplinaire exploité par l'avarice des patriarches de Constantinople. Une petite portion des Grecs sous la domination litvanienne, se détacha aussi de la doctrine d'Isidor, et nourrit une séparation. Le roi Alexandre établit en faveur de sa femme Hélène, fille du grand-duc d \ Moskou , une chapelle ou cerkiev désunie à Vilna; Hélène elle-même érigea à Minsk, en Litvanie , une nouvelle métropole désunie. Le schisme se trouvait donc assis dans la république et pouvait y gagner du terrain , méritant une protection politique comme les autres cultes. Lorsque généralement l'autorité du pape s'affaiblit en Polqgoe sous le règne de Sigismond- Auguste, le nombre des désunis devenait plus considérable, au point qu'au moment de l'union de Brzesc, vers 1595, la cour de Rome elle-même ne comptait plus que 2169 églises grecques de son ressort, et 1089 qui lui furent infidèles.

peu favorable aux Dovateurs. Appelés par ceux-ci , ils ouvrîrent leur couyention avec les calrinisies à Vilna, en 1599. Malheureusemeot ces derniers s'imaginaient alors qu'ils pouvaient se rapprocher mutuellement , même dans la doctrine. Leur proposition refroidit les désunis. C'est avec peine qu'on y parvint à dresser un acte d'union politique peu sincère (*). Lorsqu'on 1606y la fermentation populaire^ animée par les non-catholiques, éclata en rokosz; alors les Russiens non-unis se tenaient à l'écart, les Mazoviens n*y figurent pas. La cause royale est celle de ces derniers, parce qu'elle est catholique ; ils sont médiateurs entre Sigismond III et les rokoszans ; les diètes tenues au centre de la Mazovie sont favorables à la cour, et l'affaire de Guzov ouvre une autre ère pour la Pologne, déclarée exclusivement catholique.

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