LES PARTIS RELIGIEUX s' ARMEIKT
On prétend que Sigismond-Auguste, en se déclarant pour le calvinisme ou pour le protestantisme, pouvait sauver la Pologne, qui périt parce qu'elle était catholique, quand les états réformés arrivèrent à leur haute position. Je ne conteste pas que la Pologne n'ait subi- le sort des autres états catholiques , mais je n'oserais avancer que son salut dût sortir du calvinisme on de quelque autre réforme de cette époque. Dans de semblables hypothèses, on se relate à des événements qui ne devaient arriver qu'en cas qu'un autre système eût été suivi. Ce qui est certain dans cette supposition, c'est que Sigismond* Auguste aurait décidé dans son état une rupture religieuse , sans qu'on sût quelle issue elle aurait eue, et qu'en effet , il l'a retardée, sans pouvoir l'empêcher d'abtmer la Pologne cent ans plus tard. Le géuie national disait qu'il fallait donner un riîfuge et un libre exercice à tous les cultes, à toutes les doctrines, sans se déclarer pour aucune, et de fait, le civisme , dans sou fonctionnement, ne distinguait aucun culte; mais l'influence étrangère y intervenait et opposait mille obstacles. Un pressentiment pénible, inspiré par l'aspect sombre et ensanglanté de l'Europe, saisissait tous les sectateurs. Discutant librement sur leurs principes, ils se préparaient à combattre ou plutôt à repousser les attaques , ils s'armaient. Le génie de la nation , par l'organe de la diète , présentait à la cour de Rome les propositions de la réforme du catholicisme, afin de désarmer les partis et de prévenir la rupture. La cour de Rome, effrayée, s'efforça, en 1564, d'imposer de sa part les décrets du concile de Trente, afin de mieux organiser le combat. L'alarme grandit parmi les novateurs , leur synode de Sandomir proclama, en 1570, \e consensus politique , aGn de > se retrancher dans Tunion fraternelle contre les sociniens et les catholiques. On s'agita dans les deux Polognes, en Prusse, en Litvanie, même dans les provinces russiennes , où des questions surgirent dans le rit grec. La seule Mazovie est presque étrangère à ces émotions ; quelques nouveaux secta-»