IV. PERTURBATIONS
loyenne , moins encore la nouvelle , ne secondait pas avec le même élan les manifestations populaires des polonais. L*esprlt polonais se voit modifié , son essence se déclare d*une composition mixte ; enfin la grande commotion du rokosz de Sandomir , bien que battue par accident, révèle une certaine impuissance de Taction populaire. Toute la génération suivante , dans des discussions paisibles^ se montra sur tous les points passive. Un malaise la tourmente, et la démocratie nobiliaiie n*a pas de confiance dans ses forces , elle semble avoir perdu sa vigueur ; elle est évidemment paralysée par la lenteur , par l'irrésolution, par une disposition différente de ses confrères. Elle fait dans les diètes force démonstrations, beaucoup de tapage , mais elle temporise , elle transige. Désappointée dans ses manifestations précédentes, elle est en outre distraite et entraînée par des chefs sur un autre horizon. Inspirée par des exploits militaires de Batori. elle tourne toute son impétuosité vers les expéditions lointaines, elle suit les traces des invasions aventureuses des magnats, cherchant une vaine gloire et une fortune chétive que lui offraient le pillage et le butin. En attendant , des plantes parasites prennent racine dans la démocratie nobiliaire et dépravent son caractère , des principes étrangers se disputent son terrain; le royalisme, Taristocratie , s'emparent de l'ascendant, le désordre se multiplie parle croisement de divers intérêts , que le corps nobiliaire ne saura plus , ni soumettre , ni dompter. Cependant lui seul est souverain et tout puissant.