IV. PfiRTDRBATIONS
avant de reconaaltre son rejeton, lui retira ses aliments ; il rompit arec les éléments^ bien qu'hostiles , mais d'une nature plus analogue aux siens, et s'allia avec les éléments tout op- ' posés da despotisme. Tout d'un coup , il éprouva dans ses relations sociales et politiques une discordance pénible , qui l'accabla. L'idiOme russien ne s'y accordait pas avec l'idiome moskovite, ni les mœurs eties institutions de la petite Russie avec celles de la grande Russie; le patriarchat du nord faisait ombrage au métropolitain du midi , et les cérémonies ecclésiastiques variaient. La démocratie des kozaks blessait Taotocrate, comme le despotisme de ce dernier révoltait le sentiment national des premiers. Le civisme de la nouvelle société se vit distrait par le penchant aux rapines, animé par les Zaporoges et par des passions particulières qui s'agitaient. Les anciennes familles avec les nouvelles avaient quelque chose de différent; les dispositions favorables pour la Pologne luttaient avec la nécessité trop importunément déclarée et l'incertitude de la destinée future ; Tespérance de l'honorable anoblissement dans une république puissante, qui savait apprécier le mérite et le service , se présentait aux anciens en face du danger de devenir esclave. La nation kozake , toute jeune qu'elle était, se vit malheureuse , agitée d'un sombre pressentiment. La mort de Chmielnicki ne tarda pas à arriver et les larmes ne furent pas encore essuyées par le peuple qui lui accorda sa confiance jusqu'à la tombe, lorsque la dislocation déchira la nouvelle société.