‹ Histoire de PologneChapitre 312 sur 369 · LES K0ZAK8 SE RENDENT AU TZAR. — MALHEURS · texte numérisé non relu

LES K0ZAK8 SE RENDENT AU TZAR. — MALHEURS

€hmie1nlcki destina deuï palatînats poar la possession de ses kozaks^ celui de Kîiov et celui de Czerniéchov ; il les fit évacuer par tous les nobles qui ne devaient y avoir aucune possession terrestre comme nobles, ni contrevenir à la loi générale par des prétentions particulières(397). Ces deux palatînats, sous le nom de la petite Russie, se réunissent à la grande Russie on tzarat de Moskou , à des conditions signées au mois de janvier 1654, à Periasiav. Le tzar est reconnu souverain de la petite Russie, ne devant point étendre de dominatioti ni dans le palatinat de Volhynie , ni dans celui de Braclav. La nation kozake habitant la petite Russie, reconnaissant la suzeraineté du tzar, lui doit fidélité et obéissance , s'oblige de garder les frontières, et tenir 60,000 hommes sous les armes à la disposition du tzar. Toutes les anciennes libertés, droits et prérogatives sont garantisse la nation kozake. La juridiction sera exercée par lés nationaux, et aucune autorité judiciaire ne peut être remplie par aucun boïar de la grande Russie. Les magistrats, les fonctions et charges appartiennent également aux kozaks , et aucun boîar n'influencera ni Tadministration, ni le gonrernement intérieur. Le tzar nomme et confirme le hetman, mais son élection est libre et réservée à la nation. Les propriétés héréditaires ne seront chat-gées par aucune taxe arbitraire ; la nation kozake s'impose elle-même , et tout le 1

revenu est à sa disposition, destiné spécialement à soutenir la !

force armée. La législation appartient aux assemblées nationales. La liberté dn cùmmerce est assurée. Enfin, le patriarche de Moskou n'aura aucune autorité sur le clergé de la petite Russie. Cest à ces conditions que le tzar devint souverain d'une jeune nation qui, à vx>ir son organisation et sa nouvefle naissance, devait ressembler à un enfant qui , avec les plus belles dispositions, jouit du bonheur que lui prépare l<e béas printemps de son âge. Mais cet enfant , né dans les douleurs d'une agitation convulsive, mûrit subitement et décela toutes les souffrances d'un malheureux, tous les vices d'une société déréglée. Il renia trop précipitamment sa mère dénaturée qui,

(397) Voyez la note précédente.

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