‹ Histoire de PologneChapitre 329 sur 369 · HVIIAN, 8TJITB · texte numérisé non relu

HVIIAN, 8TJITB

Une foule de femmes, d'enfants et de Tieillards , abandonnés sans défense, parce que tout ce qui était en état de porter les armes ayait joint les confédérés , s'était réfugiés dans les murs de Human (Houmagne). On fit un horrible complot pour surprendre ces infortunés. Le général Nisse, commandant alors dans cette contrée , fit secrètement avertir un major prussien qui y était avec 50 hommes pour acheter des che- ▼eaniy de s'en retirer. En même temps on cherchait à corrompre la fidélité des kozaks de Human. Déjà leur chef Gonla <levenait suspect. Gonta, simple paysan de Rozsuszki, était assez instruit, dOté par son seigneur Polocki de deux ytllages,il espérait les avoir bientôt en propriété héréditaire et obtenir l'anoblissement; il s'était montré toujours fidèle et brave, l'administrateur de Human M ladanovicz lui fit part de ce qu'on le soupçonnait, (Gîonta se disculpa par des protestations solennelles, et il renouvela le serment avec tous les kozaks enrégimentés; Mladanovlcz ne lui retira pas sa confiance, et l'envoya, sous les ordres d'un colonel, contre les haldamaks, mais la conscience de Gonta fut bientôt ébranlée , on lui montra l'oukaz de la tzarine , on l'assura que ce n'est pas lui seul , mais tous les Grecs qui seraient admis à toutes les dignités de la république, et associés au gouvernement. Peu de jours après les zaporoges, avec le peuple soulevé, conduits par Zelezniak, et Gonta avec son détachement, parurent fraternisant devant Human, Mladanovlcz , prévoyant la défection de ses kozaks, comprit le danger inévitable , ne le cacha pas à ceux qui t&talent enfermés dans la ville. Ils remplirent sans délai les églises, se préparant à la mort, et lui, après une courte résistance, accepta l'entrevue avec Gonta, qui, à la suite de la conférence, le 24 juin, s'empara d'une porte et la livra à tout son monde. On ordonna aux habitants d'apporter sur la place publique tous les effets, tout leur argent pour racheter leurs vies. Cet ordre s'exécutait quand le massacre commença , avec le

logne, livre IX, il se fiait à ce qu'on disait. Ces scènes d'horreurs étaient ordinaires à de semblables soulèvements , on peut cependant douter du fauchement des tètes.

pillage de tout ce qui était resté ilans les maisons. Boucherie presque sans pitié, Peu de monde réussit à se sauver, moins ejBcore fut .épargné par Gonta. Ceux qu'on laissa envie furent baptisés par Taspersion et admis au rit grec, etdece nombre les enfants et les jeunes filles furent partagés entre les kozaks et les zapor-oges. Seize mille personnes de tout Age , de tout sexe furent égorgég. Un évéque vint de Russie établir sa religion dans, cette contrée. On y dansait, on chantait, on se gorgeait d0 boissons enivrantes, et des bandes détachées coururent répandre le carnage à Granov, à Toplik, à Da$zov, à Tulczin, à Monasterzika, à Haïssin, à Bosovka , à Ladis^n. Szidio condnisii; la sienne jusqu'à Balta^ où il franchit la frontière turque en poursuivant ses victimes» Quelques autres bandes pénétraient dans le Pobereze, le long du Dniestr. Aux environs de Gzehrin, un potier Niezyvy répandait la désolation ; ailleurs, Bondarenko et une bande^ ravageait les environs deXastov (Chvastov) non loin de Kijav.

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