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' Repnine menaça la noblesse de tous les palatinats voisins d*^excîter de pareils soulèvements , si elle remuait. En effet des émissaires étaient envoyés dans toute la Pologne pour y soulever les paysans. Tout était fureur, désolation,, désespoir. Mais cet appel moskovîte n*avaît pa(s de suite. Le peuple qui ne soutenait pas de relations avec les haïdamaks, nes'empresàalt guère à suivre les fomentations étrangères. Plus tard les russes , n'ayant que 500 hommes dans' toute la Litvanie et effrayés de Tapprochë de Kazimir Pulaski , jetaient la terrenr dans ce pays , en laissant entrevoir qûVu premier mouvement de la noblesse litvanienne , ils auraient recours à cet
sidératîonde sainteté. Il dissuadait, prévoyant l'issue. Il lai^a une prophétie en vers russiens qui restent clans la mémoire de la population; production extraordinaire de Timagination inspirée qui sait suivre l'avenir ; elle prédit la chute de la Pologne ; de nombreux évènemeuts qui doivent ramener sa future restauration' de laquelle dépend le bonheur de f Ukraine . Le peuple attend raccomplissement.
(421) Rulhière, Anarchie de Pologne, livre IX. — Ce sanglant épisode de Thîst. de Pologne arriva \W ans après le soulèvement de Chmielnicki; elle rappelle en miniature les anciennes calamités' snr lesquelles nous avons discuté ; elle est trop connue, et la répétition de sa deseription serait peut>^tre déplacée si elle ne décelait les conséquences des anciennes fautes, et le rabaissement de la populationikozake au déclin de son existence ; si elle ne contenait les événement récents relatifs aux paysans, dont je me proposais de réunir quelques détails.
308 • CON8IDÉBATIONS,1Ô07— 1795.
eié'crable moyeu da dotilèTement général des esdarea contre leurs maîtres employé l'année dernière ayee nn si horrible succès dans une autre province. Les paysans litvaniens étant comme deui de Podolie et de l'Ukraine delà religion russe paraissaient accessibles aux mêmes séductions. Des écrits séditieux , étaient les avant coureurs de cette effrayante menace. Des placards avaient été affichés aux portes des églises 9 dans lesquels on invitait ces paysans à ne point négliger l'occasion de s'affranchir. Ainsi la crainte des calamités , que venaient d'éprouver les deux provinces et d'un massacre général de toutes les familles nobles , avait saisi tous les esprits et retenait les nobles dans leurs chftteaux, occupés à contenir leurs esclaves (42â). Mais sans cette mesure de surveillance , cette fois encore le danger n'aurait pas eu de suite. Le peuple voyait déjà Tissue de la propagande tzarine, et n'entreprit pas de fraterniser avec l'ennemi de l'état. Surtout chez les paysans de la propre Pologne et de la Mazovie , l'expression de patrie» o'iczizna, était trop précieuse, trop chérie , pour qu'ils la livrassent à la merci des étrangers. Si quelques populations du midi partageaient leur sentiment avec les haïdamaks, les populations des provinces anciennes, de l'idiôme polonais et catholiques, tout neutres qu'elles paraissaient; conservant IMnactivité relativement à leur position sociale , vouaient tout leur sentiment à ceux qui combattaient les Russes. Les confédérés de Bar, trouvaient partout des sympathies non équivoques. La confédération de Zakroczim sous le maréchalat de Zakrzevski , se trouvant presque au centre des forces russes , qui entouraient Varsovie , se soutenait longtemps avec quelque succès, se cantonnait sur les lies de la Yistule et entretenait ses relations avec la capitale , cependant, non seulemeut tels furent les soins qu'ils prirent pour cacher leurs marches , mais aussi telle fut la fidélité des paysans qui les avertissaient , qu'ils n'avaient de combat dangereux avec les russes. L'évéque Soltik, de retour en 1773 de la Russie , parcourant quelques-unes de ses terres , fut attendri, autant par la misère causée par les troupes russes, que par l'attachement et la confiance des paysans ses su-
(422) Rulhière. ibid., livre X.