‹ Histoire de PologneChapitre 348 sur 369 · IV.PËRTUUBATIONS · texte numérisé non relu

IV.PËRTUUBATIONS

menace de rinfamie tous ceux qui voudraienl se parer des hoonears étrangers , elle soutient l'égalité dé l'ordre éqnes* trcy cependant les magnats commencent impunément à se donner des titres, ils cherchent à entrer dans des alliances arec des maisons souveraines, ils intriguent et divisent le pays par leur ambition insatiable. Les élections de Michel et de Jean III prouvent que Félan populaire était encore assez fort, que la petite noblesse, réunie sur un point, savait se fâcher et montrer ses dents. Dans la confédération de Golomb 1672, la noblesse décela beaucoup de ferveur et de vigueur en faveur du chef de l'état de son choix, contre les manèges des intrigants. On doit présumer que dans ces commotions populaires, la noblesse de Mazovie jouait déjà son rôle en commun avec celle de deux Pologaes mieux favorisées. Après cent ans, la confusion des idées locales a été décidée. Le génie polonais inspira le sentiment mazovien, qui de sa part l'entratna i sa foi. Us marchaient de concert et devaient s'attendre au même accord de la part de la noblesse des nouvelles provinces. Effectivement, celle des terres russiennes se distinguait , car d'immenses fortunes mettaient toujours obstacle au développement de ses facultés. Le progrès de l'ordre équestre en Litvanie fut plus marquant. Après cent ans d'union avec la Pologne, il se pénétra de la pensée républicaine et démocratique, soulevée et soutenue par la noblesse polonaise; il aspirait à cette égalité politique, qui, nonobstant les richesses et l'autorité, élevait le plus humble au rang d'électeur et d'éligible ; il supporta avec plus d'impatience Tascendant des grands et son rôle secondaire dans lequel les prétentions de la féodalité abolie cherchaient à le retenir. Les vues ambitieuses des aristocrates litvaniens , enviant la fortune d'un parvenu polonais, nourrissaient, du temps de Sobieski une séparation plus tranchante entre les deux nations. On fomentait de petites, animosités. Des sar« casmes, des pugilats» des combats de bâtons offraient à diaque réunion le tableau de la petite guerre qui se faisait au nom de deux nations entre les garçons et le? nobles domestiques^ des seigneurs [441]. Enfin, la confédération d'Olkiéniki en

(441) Dalerac, Ànecd. sur la Pol , t. L, chap. 1, p. 49 et 50 ; Dor-

1700, el les victoires de la noblesse sur le parti de Sapiéha, établit en Litvanie la môme prépondérance de Tordre équestre qu'en Pologne et la même volubilité dans sa vie publique, malheureusement cette disposition se manifeste au déclin de l'astre nobiliaire qui pâlissait de jour en jour. La noblesse par l'invasion des Suédois et des Saxons, divisée en partis, s'épuisait, extirpait sa race déjà diminuée. Les confédérations de Sandomir, 1702, de la Grande-Pologne, 1705, eolin celle de Tarnogrod, 1715, prouvaient que chaque province des deux anciennes Polognes , conservant leur caractère local , pouvaient encore, sous l'impulsion prolongée des événements, secouer la masse de l'ordre équestre pour bien des années. A la confédération conservatrice de Tarnogrod, la Litvanie se réunit aussi en 1716. Cette confédération pacifia la république en 171T, et la pacification assoupit l'ordre équestre. C'étaient les dernières commotions où Ton voyait s'agiter la foule, la multitude. Désormais , s'il ne manque pas d'agitations, si la Litvanie et la Pologne donnent réciproquement l'initiative à des confédérations , à des manifestations animées, on n'y voit plus ces secousses enflammées d'un esprit plus ardent Inspirées d'un patriotisme sublime, d'un dévouement héroîque,qui ne cessentde tempsen tempsde représenter le génie national, c'est l'élite qui prolonge sa vocation jusqu'au dernier moment. La mission de l'ordre équestre finit sa tâche, il va pourrir dans son assoupissement et s'éclipser à jamais sons l'éclat du réveil de ses notabilités nombreuses qui illustrent les derniers moments de la république , et la renaissance future.

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