ANS
Bans l'intérieur , les vices augmentaient et suivaient leur train; de l'extérieur, débordaient les plas horribles désastres I/Intolérance et la persécution ne dimi^nuaient point, et engendraient toutes cet conséquences. Les persécutés désavouaient la fraternité et la nationalité^ considérant les aggresseura étrangers comine leurs Hbératenrs. Les mésintelligences, lea quereltes particulières, l'arbitraire, continuaient, la rup^ ture avec le* souverain et le refus de (a fidélité se manifestaient fâcheusement; Les classes Inférieures opprimées. Une portion importante sous les plus grands rois , formant une barrière formidable da:eôté sud-^est,. grandie à un peuple nombreux, injuriée piar les slarosies et la noblesse, persécu* tée dans son cuHe, chagrinée par les opérations jésuitiq«es, les'ko^ks, dis-jeso0levèrent les armes. La moitié de la république est inondée de la^ guerre meurtrière entre les indigènes de la même race, et dans^ les dtspositioKis de ce tempslà, il ne se présentait qu'un des deux résultats, toujours dé-
plorable^ ou rhumîliaUon delà république nobiliaire, ou Pextermiiiation des kozaks. La destruction et le carnage répandaient le deuil; les incurnoostatares s'associaient. Bnfin, le peuple kozalc abandonna les régions dépeuplées , et c'est ainsi que de ce côté la Pologne sortit victorieuse. L'afibire avec la Suéde non terminée, livra deux fois le royaume presque entier dans les mains des Suédois , et la maison Hge, liée par le sang avec les lagellons» comblée des bienfaits par les rois et la nation , se liguaieoft avec les ennemis. Par les frontières orientales, les armées étraagères parcouraient la Pologne consécutivement comme amies ou ennemies. I>e ce edté là , Smolensk et Kiiov sont perdus, et les attaques réitérées sur les frontières du midi soumirent pour iong-^temps la Podolie aux Turcs, et imposèrent momentanément un tribut à la république. Les fM*atiques de rAutricbe ne cessaient de poursuivre leurs trames , cependant la Pologne et son roi semblaient gagner une nouvelle renommée, ei» allant la sauver, en allant par cette expédition, décider du sort de la na« tion séparée par les Karpates. Les familles illustres intriguaient, se battaient et se traînaient aux tribunaux. Les diètes étaient continuellement rompues. Au momentdu danger le plus imminent, le trône , livré à un cboix capricieux, à l'intrigue ou mis à l'encan , avili , trouvait de plus nombreux acquéreurs* Au milieu des calamités, le roi abdiquant, renouvelait les prédictions de la chûle du royaume, indiquait, sur la terre échauffée par le sang tout récemment versé, indiquait les limites des futures spoliations. La diète, muette clôtura, les désastres presque non- interrompus. Pendant 70 ans (depuis 1647 jusqu'à 1717 ) , il n'y eut pas un pouce de terre qui ne fût plusieurs fois inondé de sang. Toat le pays désolé a changé d'aspect par suite des dévastations sans nombre, de toutes sortes d'oppressions, Les.villes disparurent, transfigurées en petits hameaux. Avec, la diminution du nombre des habitants, les grandes ressources abandonnaient le pays, et les moyens de la réparation des pertes échappnient. Le commerce du sol productif se réduisit à un tiers, car, pendant la durée des calamités, les autres états, sortis victorieux de. leur lutte avec le parti de la cour de Rome , se reposant et faisant des économies , améliorèrent leur agriculture et leur indus-