Le démembrement sanctionné
Cette délégation, assez nombreuse, s'arrogeait le pouvoir législatif de la diète, de sorte qu'elle pouvait être envi-ca gée comme une délibération de la diète extraordinaire ou extra-légale réduite à un nombre plus petit par rexclusion d'une partie des nonces. Tout cela était fait au mépris de la loi de la république, des droits nationaux et par une violence qui marchait le front levé. La lenteur extrême de cette délégation dans l'exécution de son objet principal, lui donna assez de temps pour d'autres délibérations très-utiles. Elle ne cessa de manifester sa pénible aversion pour la tâche qui lui était imposée. La voix de la résistance et des discours analogues y retentissaientde temps à autre, mais ordinairement, lorsqu'il s'agissait de sanctionner quelque proposition arbitraire, un morne silence servait d'expression au consentement présumé. Les ministres des trois cours surveillaient assidûment chaque démarche, prescrivaient tout ce qui devait être discuté et arrêté. D'ailleurs s'ils souffraient la lenteur des débats, qui ne les impatientaient guère, leur indulgence dérivait de petites collisions et de la jalousie réciproque de leurs cours, et particulièrement de l'avidité insatiable de celles de Berlin et de Vienne (34). Ce délai cependant ne fnt d'aucune utilité à la Pologne, et ne la soulagea en rien.
(34) La cour de Vienne cherchait une rivière qui n*eiistalt pas , «elle de Berlin Textension qu*on pourrait admettre ou supposer au débordement et à rinondation de la rivière Notée (voyez ci-dessus, notes 28, 29).