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La période orageuse fait croître ractlvité nationale

Avec la diète de délégation , présidée par Poninski , finit la première période , contenant neuf ans du règne de Stanislav- Auguste, période orageuse, féconde en commotions qui ébranlèrent toute la Pologne. D'abord on s^occupa de la transformation delà république, puis on combattit pour l'indépendance , et le premier démembrement termina cette époque désastreuse. Lors de l'élection, il n'y eut que peu de seigneurs, les plus riches, qui s'empressèrent de réformer la

haut degré. Quant on reprochait & Gurovski qu*il recevait de la farine un infâme subside , il répondait qu'il le faisait aOn d'appauvrir celte vieille femme. Il était de toute notoriété que le chancelier évéque MIodzieiovski était payé et on le savait à l'étranger. MIodzieiovski voyageant avec son assistant Prziluski, voulait faire connaissance avec J.-J. Rousseau. On annonce au philosophe que des Polonais sont venus le voir. Il sort. L'évéque lui présente ses civilités et décline son nom et ses dignités; disant qu'il est le chancelier MIodzieiovski. Le philosophe tout indigné lui riposte : <f Vous m'avez vu de front, voyez moi par derrière. » et il lui tourna le dos. L'abbé Labunski, pour dernière récompense, nommé chanoine du chapitre de Vilna , répétait toujours pour se disculper qu'il ne pouvait être compris dans le nombre des traîtres, attendu qu'il servait directement dans l'armée des Russes comme confesseur ; mais il considérait comme traîtres ceui à qui il était chargé de porter l'argent russe, sans qu'ils fussent engagés dans ce service; comme par eiemple à l'abbé Konlrim, son collègue , aussi récompensé en dernier lieu , par le canonicat , dans le chapitre de Yilna ; à son frère Koutrira, élevé depuis, en récompense, au litre de sovietnik, etc.

république, qui profitèrent des commotions nationales. Dans la confédération de Radom, la sollicitude pour l'organisation intérieure et l'agitation devint plus générale, et plus animée : mais dans ce chaos d'événements sans but certain, paralysée par l'influence étrangère, elle ne produisit aucun fruit si ce n'est qu'elle a modifié et affaibli les innovations aristocratiques, sans améliorer les anciennes institutions qu'elle pensait rétablir. Dans la guerre de l'indépendance, la noblesse combattant è la manière antique, prouva que, malgré une longue inertie, et malgré la dépravation des seigneurs, des aristocrates, les mêmes sentiments animaient encore la noblesse et que sa bravoure ne dégénérait point. Mais cette guerre prouva aussi que la nation nobiliaire affaiblie, en se relevant, ne put reprendre tout d'un coup son ancienne vigueur, tandis que les puissances limitrophes grandissalenten augmentant leur force et le fonctionnement de leurs machines statistiques ; méditaient sa perte et se concertaient d'un commun accord pour entortiller et cerner hermétiquement leur proie, pour qu'elle ne put leur échapper. Ce fut un spectacle affreux et épouvantable ; cependant la nation n'était point abattue et attendait un moment favorable pour recommencer ses efforts.

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