‹ Histoire de PologneChapitre 50 sur 369 · Administration de l'instruction; les universités · texte numérisé non relu

Administration de l'instruction; les universités

La suppression des jésuites, qui s'étaient emparés autrefois de l'instruction publique, produisit dans les écoles de tous les pays catholiques un vide immense, qu'il fallait remplir par des établissements nouveaux. Dans beaucoup de pays une partie des revenus appartenant ci-deyantauxjésuites,futdestinée à l'éducation; en Pologne , la diète del775 les consacra entièrement à cet usage. La fatale commission distributive, comme nous l'avons dit, avait en effet dispersé des fonds considérables et endommagé les ressources qui devaient servir à l'instruction , mais tout le reste , qui entra sous l'administration directe de la commission d'éducation, fut tourné au profit de l'enseignement. Cette commission sut répondre parfaitement au but qui lui était désigné, elle chercha d'abord à préserver le fond de tout accident funeste et à l'augmenter, ne négligeant pourtant rien de ce qui concernait l'amélioration des écoles. Par des mesures sages elle sut faire que les revenus qui étaient d'un million anuellement, s'élevassent en peu d'années jusqu'à un million et domi. En les augmentant ainsi, elles se mita même de faire de larges dépenses en faveur des sciences. La plus belle tâche

(il) Voyez poar exemple des pratiques bigotes. Laboureur, voyage (1(' Gûebriant, vol. I. p. 208, cité dans la note 314 de mes considérations ^ur TÉlat politique de l'ancienne Pologne. . (il) Le Jésuite Bohomolec, par son judicieux et ingénieux ouvrage,

•.A^ piabU Boiteux, contribua puissamment à dissiper les préjugés» la

' jâlnvcrstition et la sorcellerie.

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qu'elle s'était proposée, c'était de relever les nniversités de fagellonet de Batori, à Rrakoyie et à Vilna, espérant qu'elle pourrait bientôt se servvr de leur savoir, ou au moins que ces hautes fondations seraient un jour d'une utilité importante pour les sciences et les lumières de Tinstruction sco> laire. L'université de Rrakovie, qui datait des siècles les plus reculés et qui jadis brillait de toute sa gloire était tombée depuis dans une apathie et dans une obscurité profonde : elle ne put se remettre sitôt et se placer au niveau des progrès que la science avait fait tout récemment. Celle de Vilna , naguère institution jésuitique, métamorphosée en institution profane, se ressentait de son état précédent, mais elle s'enrichit de plusieurs établissements nouveaux que Tyzenhaus avait érigés à Grodno, et qui furent transportés à Vilna, à l'université; des dépenses assez considérables y furent faites pour achat de livres et agrandissement de l'observatoire (43).

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