Écoles; ouvrages élémentaires
La commission d'éducation s'est vue secondée et secourue particulièrement par les piaristes, dans tous ses efforts scientiGques, et dans ses soins pour améliorer Tinstruction. La profession des piaristes les destinait à l'enseignement.
(43) La constraclion de TobserYatoire de Vilna fut commencée en 1753, aux dépens d'Elisabeth Puzyna, néeOginska. Avant de mourir, er. 1767, cette dame assigna 6000 ducals pour faire venir tous les instrumenU nécessaires. Le jésuite Poczobut , astronome , depuis recteur de Tuniversllé, était déià observateur depuis 1765, et y continua ses observations infatigables jusqu'à 1807, durant iS ans. Vers 1750, il dépensa beaucoup de sa propre fortune pour améliorer et augmenter la construction a6nde mieux placer le sextaiit-cavinet, de 6 pieds, etc. — La faculté de médecine, transportée de Grodno à Yilno , comptait plusieurs professeurs étrangers. Il serait long de les nommer : nous signalons seulement le nom du célèbre voyageur Froster, qui illustra Tuniversité de Vilna, avant d'aller en Russie; et le savant naturaliste Gillibert, qui déplacé de Grodno à Tilno , publia son précieux ouvrage : flora Litvaniea, Ce savant respectable vit encore , et actuellement est «prpfesseur à Lyon. La Pologne littéraire lui doit la plus vive recoupais-. . sance et elle lui conserve une gratitude sincère. *«/ T -
iOO PROGRÈS
lîeût coïïége, ftyndé pat K-onatski , forma plusieHts citoj'^ns <|iii commwicètent à servir uilèment leur patrie. Ce collège et sa métliode mërîtaîentdonc de servir de knodèle , lant pour les ^cdes qui existaient déjà que pour celles qu'on avaitétaWies à laplacedes institutions ci-devant tenues pardes jésuites, aussi bien que pouf toutes les autres, que dirigèrent des moines'de différents ordres, basiliens, cîteaux, chanoines téguliers , piaristes, bénédictin s et pour les écolesdes dissMents particulièrement des calvinistes. Toutes ces institutions recevaient de la baute autorité la bonne impulsion qù^elles en attendaient. D*après le plan des études^ la langue latine et la philologie étaient considérées comme la forme de l'instruction scolaire; néanmoins Tenseignemewt des ^oles comprenait totftes les branches des connaissances. En embrassant tolit ce qui était relatif aux sciences , on s'occupait principalement de celles qui servent à former un homme et un bon citoyen, et on s'appliquait à l'étude philologique. L'histoire par conséquent, la morale, les notions du droit politique, les principes de l'économie politique étaient cultivés spécialemerrt. Pour les enseigner, il fallait des livres élémentaires; une société élémentaire était donc chargée de pourvoir à un besoin aussi grand, de dresser le plan de l'éducation. Elle n'était pas composée des auteurs des ouvrages élémentaires, mais elle appelait les écrivains à les rédiger, elle appréciait le mérite des publications, et donnait son autorisation. Plusieurs savants indigènes et surtout les piaristes, contractèrent chacun dans leur partie l'obligation d'écrire et de composer des ouvrages élémentaires pour l'usage de la jennesse. On ne se borna prs à ses propres forces, les étrangers distingués furent aussi invités à coopérer à ce travail important. Condillac, entre autres, prépara un traité de logique; Lullier rédigea des ouvrages de mathématiques pour les collèges de Pologne (44). En effet la commission et la société élé-
(44) La science des mathématiques en Pologue a nne immense
obligation à Lullier , qui vit encore à Lausanne; qu'il sache que seB
oijvijiges ont trouvé un excellent traducteur dans Gavronski , ^%
';*MU^{)réparé admirablement la jeunesse reconnaissante à de bautcs
Ctudes mathémaUques.
ET LUMIÊHËS. 101
mentaire n'étaient pas capaUes de suffire à tous les besoins des écoles nationales. Cependant, tout ce qu'on est parvenu à faire a eu un succès immense. Le mode d'organisation des écoles et le plan d'études adoptés dans la république fbrent respectés par les étrangers après la cbute de la Pologne, et méritèrent leur asseutiment ava^nt que leur politique ne commençât à les défigurer; et même après un grand nombre d'années» ce mode d'instruction nationale n'a pas cessé d'infiuer salutairement sur la nation , qui attend le moment de sa régénération.