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Le pol protège les sciences, les aris et le& spectacles

La culture des lettres, les lumières, la politesse et les bonnes et élégantes manières françaises qui faisaient des progrès, trouvèrent un amateur zélé dans la personne du roi, et la capitale voyait les fk-uits de son affabilité et de son activité, il jouissait d'un revenu d'environ sept millions de florins polonais, ce qui équivalait à un tiers des revenus de l'état : par conséquent on peut dire qu'il était riche. Il consacrait de grandes dépenses à la culture des arts pour lesquels il montrait de la prédilection, mais sa caisse particulière, ne put sous d'autres rapports encore, être tenue dans un ordre aussi parfait que celle de la république, etdes dépenses désordonnées le mirent quelquefois dans rembarras. Il engagea pourtant et 0t venir à ses frais des artistes étrangers. Lesculpteu? français Lebrun, les peintres italiens Ganaletii, célèbre par ses tableaux de perspective , et Baociarelli, par ses tableaux d'bistoire; beaucoup d'autres arti&tes encore contribuèrent à orner avec leurs ciseaux et leurs pinceaux, les obâ^teaux de Varskovie et de Lazienki (4tf}- Le talent du peintre polonais Smuglevicz, digne élève de Czecbovicz, doÂt il ne surpassa pas le mérite, rivalisait avec

(45) Voici qiieilqi9e« a«lH> «rliste» éiungers : INorblip, français , peintre et dessinateur; Pink, scalpteur ; Jeuffroi, français, graveur en pierre; Rusteoi» peintre grec, vers la fin de sm vie professeur à l*uni. versi^é de Yilaa , aussi bien que le scuipteor le Brun ; Pauvigny , danseur.

les étrangers. L'opéra et le ballet excitaient le goût pour les représentations scéniqoes. Le talent d'Albert Bogaslavski créa la scène nationale et forma des artistes nationaux. La comédie surtout anima les écrivains polonais, et développa des talents qui fournirent au théâlre leurs nombreuses productions. Le roi était ravi d'un progrès si sensible. £n le voyant assister aux représentations, en le rencontrant à râtelier du peintre ou aux examens des collèges, en le suivant dans les charmes d'une vie privée, on oubliait qu'il était roi, on ne pensait plus qu'il était bien funeste au pays. Il réunit avec beaucoup de dépenses , sous la direction d'Albertrandi , une bibliothèque bien choisie, une collection de médailles antiques et de gravures, il s'entoura des lumières du siècle, prodigua des encouragements à ceux qui s'appliquaient aux études, distribua des médailles à ceux qui les avaient bien méritées, et récompensa généreusement le travail et le talent. Tous les jeudis il y avait des dîners littéraires à la cour. Le roi affable et prévenant y présidait et partageait son repas avec les savants qu'il attirait à sa table ; on y discutait des objets sérieux, on plaisantait, et la réunion était animée par le génie et l'esprit de nombreux poètes.

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