‹ Histoire de PologneChapitre 54 sur 369 · Culture de la langue, prose , poésie · texte numérisé non relu

Culture de la langue, prose , poésie

Le mauvais goût qui régnait dans la langue nationale fut I entièrement corrigé et déraciné. Les élucubra tiens profondes

I de Kopczinski, de Novaczinski et autres sur la langue polo-

I naise et sa grammaire, apprenaient à l'estimer. La prose per-

I fectionnée jadis, par nnelongue suite d'écrivainset d'orateurs

anciens, reparut sur son sol natal avec plus de gloire, car ! dans son style correct, elle réunit les grâces et l'élégance. Les

i débats des diètes retentirent d'une éloquence parlementaire

I claire, coulante, simple, mâle, énergique, vraiment at-

trayante et empreinte de grandes beautés, qui indiquait le goût et la haute culture de la langue , et qui exprimait les émotions et les sentiments élevés de la nation. Ce perfectionnement était l'œuvre commune des orateurs et auditeurs dignes appréciateurs du talent oratoire , car il n'y a pas de grands orateurs, où les bons auditeurs manquent. La même culture de la langue généralement répandue dans le pays, se faisait voir dans les actes publics dans les manifestations et les protestations nombreuses de l'époque, où le sentiment national se prononçait solennellement. La facilité d'écrire et d'énoncer ses pensées

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se manifestait généralement et sous Ums. les rapports , et cet idiome , qui autrefois avait fait de faibles progrès dans la poésie f en fit alqrs d'immepses. Chaque jour \it naître de nombreux aspirants qui , en s' exerçant sur les modèles latins ou français, produisaient des fruits dignes d'être imités à leur tour. Dur et forcé, mais noble et grand en poésie , Naruszévicz égalait les auteurs anciens^ dont il suivait les traces, dans les satyres, dans les deseriptions^ dans les odes. Krasicki , plus familiarisé avec les productions françaises, par ses poésies légères^ plaisait à tout te monde, et procurait un plaisir inappréciable. Ses poèmes burlesques , ses satires et ses fables pour la plupart épigrammatiques , le distinguent spécialement ; il y surpassa les autres et prît la première place parmi les poètes de la nation. Il s'illustra non moins dans d'autres genres de poésie > daos son épopée, il a su soutenir la hauteur et la grandeur du style, ce qui n'est pas sans mérite. Vèngierski lui disputa la palme de la priorité dans la poésie burlesque» et Niemcévicz rivalisa avec lui dans ses fables dont les sujets, aussi bien que ceux de ses contes , laisant allusion aux événements de l'époque et pleins de saillies spirituelles trouvaient un accueil favorable et exerçaient une impression immense sur la pensée civique. Zablocki excella dans la comédie et son majestueux comique contemple avec orgueil les compositions plus légères qui, tout excellentes qu'elles soient, ne peuvent le surpasser. Trèmbecki éleva sa poésie et particulièrement sa poésie descriptive par un cc^oris superbe et sublime.Krapinski et Kniazuin (47) répandirent dans leurs chants et dans leurs poésies lyriques la douceur et la naïveté qui enchantent les cœurs sensibles et accessibles aux émotions.

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