‹ Histoire de PologneChapitre 57 sur 369 · Préparatifs A la diète de · texte numérisé non relu

Préparatifs A la diète de

Tandis que la nation se disposait à un avenir prospère , tandis qu'elle désirait par des améliorations salutaires parvenir à son but , des hommes vils et sans caractère, gouvernés par des préjugés ou par Tintérèt personnel, se réveillaient en sursaut et se tenaient prêts à arrêter e^ faire rétrograder la marche progressive et les sages institutions , à trahir la cause de leur patrie. On le voit , par la dilapidation du bien public, en 1775, par l'acharnement scandaleux en 1782, contre le progrès qui se manifestait d'une manière éclatante en Litvanie; onle verra dans les délibérations législatives des diètes. Le terme de la diète ordinaire approchait et les vœux des citoyens-patriotes appelaient au poste le maréchal André Mokronoski qui jouissait toujours dans le pays de la plus haute considération : Stackelberg lui-même parut le désirer vivement. Mais en même temps il se forma un parti contraire. François-Xavier Branicki, qui avait jadis rendu des services particuliersà Stanislav-Auguste, obtint le bâton de hetman de la couronne au moment où on se plaignait encore de la diminution desprérogatives et du pouvoir de ce titrepar rétablissement du conseil permanent. Mécontent de l'amoindrissement de sa dignité, il méditait le renversement des institutions de Stackelberg dans Tidée de relever l'autorité qui venait de lai être déférée. Dans Tespérance d'y réussir plus efficacement, il courut à Pétersbourg et il travailla à détruire le crédit de l'ambassadeur russe à la cour de Varsovie. Mais l'apparition subite et inopinée de Stackelberg dans la capitale de l'empire déjoua cette intrigue. Stackelberg revint à Varsovie et conformément à ses nouvelles instructions et suivant son inclination personnelle, il se montra trèsdoux et très-aiîable dans ses résolutions. Branicki, de son côté, ne se déconcerta point, et sans renoncer à son plan > il usa de son influence et d'intrigues dans les délibérations des diétines; il en résulta quelques désordres. Quant à Mokronoski, il accepta volontiers le soin de diriger la diète, se flattant de pouvoir empêcher et de combattre avec plus de

iOH DIÈTES.

succès les empiétements du betoaii, et déporter des remèdes âalutaires aux abus do l'intérieur, si Ton ne pouvait se dolivrer encore àfi rbumiliation qui pesait sur la Pologne.

7G. DieLe de MoKroixoskt 1776.

Lu 23 septembre de Tannée 1776 s'^onvrit h diète ordinaire, présidée pour la couronne par André Mokronoski général inspecteur (plus tard palatin de Mazovie), et pour la Litvaiiie, par André Oginski, porte-glaive de cette province. Mokronoski emporté par un zèle ardent, et désirant écarter dès les premiers jours, tous les empêchements, parvint ]ïar des démarches moins régulières à former une confédération. Celle-ci après avoir ratifié le traité de partage du pays, avait cassé la commission distributive dont le pouvoir, ainsi que celai de la commission judiciaire, avaient été remis à celle de l'éducation. Le conseil permanent obtint le droit dangereux et nuisible, de décider et d'éclaircir les cas douteux des lois j mais raffermissement de son pouvoir contribua à restreindre davantage celui des ministres. On s'occupa des finances avec succès. Elles étaient en désordre et soufTr.ient comme nous l'avons dit un déficit écrasant. La diète de ^ilokronovski remédiant à ce mal, régla leur marcbe pour les années suivantes. On avait senti le ïïcsoin impérieux d'une nouvelle législation , car celle qui existait depuis plusieurs siècles, ayant été introduite successivement QÏ seton la nécessité du temps, exposait la gestion de la justice au désordre et à l'arbitraire. Le roi en présentant la motion demanda qu'on en chargeât une seule personncetil indiqua André ZamoYski, comme seul capable de remplir cette tâche imposante. La proposition fût agréée avec enthousiasme et avec des acclamations unanimes : le roi en fut ému jusqu'aux larmes. On donna deux ans à Zamoïski, l>our composer un code adapté le mieux possible aux besoins de rétat social.

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