Le roi adhère à la confédération de Targovica
Stanislav-Augusteécrivit le22 juin à Catherine n,lui oflft'ant d'assurer la couronne de Pologne à son petit-fils le grand duc Constantin, pensant recouvrer par cette proposition, sa bonne grâce et ses affections. Mais, pour toute réponse, il reçut une lettre du 2 juillet pleine de reproches, avec une déclaration formelle qu'elle n'entendait entrer dans aucune négociation et qu'elle ne le reconnaîtrait plus lui-même pour roi s'il n'adhérait à la confédération de Targovica. Le 4 juillet^ le roi avait convoqué l'arrière ban ( pospolité ruszénie) comme les circonstances impérieuses l'exigeaient, et la nation allait être remuée sur tous les points, lorsque le 21, il reçut ladite lettre. Les menaces qu'elle contenait l'intimfdèrent, et depuis il n'hésita plus à déserter la cause nationale. Le lendemain, le 22, il convoqua un grand conseil, composé des maréchaux de la diète et des ministres et il leur fît part de sa décision. Les deux maréchaux de la diète Malachovski et Sapiéha, Ignace Potocki et Stanislav Soltan, maréchaux delà cour de Litvanie, Thomas.Ostrovski, trésorier de la couronne , Rollontaï, vice-chancelier de la couronne, prononcèrent les discours les plus véhéments et tâchèrent par tous les moyens possibles de détourner le roi de cette résolution honteuse. Mais les deux frères du roi, le prince Michel, primat, et le prince Kazimir podkomorzy, de la couronne, Hiacynthe Malachovski, chancelier de la couronne, Joachim Chreptovicz vice-chancelier de Litvanie, Mniszek, maréchal de la couronne, Tyszkiévicz, hetman de camp de Litvanie, et Dziekon^i, trésorier de la Litvanie, appuyèrent la proposition et les motifs du roi. Le lendemain, c'est-à-dire le 23 juillet 1792, le roi Stanislav-Auguste signa, en son nom et en celui de l'armée, l'acte de son adhésion à la confédération de Targovica; quelques jours après,
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le 25 août, il signa une autre déclaration que lui présentèrent les confédérés. Cet acte scandaleux, porta un coup mortel à la nation (63).
(63)Le8ebefs da complot rejetèrent raccettioB simple da 13 Juillet et préientéreot à StanisUT-Auguste me déclaration qoMI signa, le 35 af Hl 1799 , elle portait : « Des noraleun Insensés atlachés au principes destroctears de la sécurité des états , ont osé renTerser les lois fondamentales de la république, consacrées par tant de siècles , et lui donner une constitutien monarchico-démocratique. J'accède à la confédération de Targovica ; Je m'attache sincèrement k elle, et promet d*aglr d*aotant plus yolonliers pour le bien de Téta t , que Je reconnais pour bonnes et utiles les choses qu*on veut obtenir, et que Tappui magna* nime et désintéressé de sa majesté rimpéralrice de toutes les Bussies nous promet une heureuse issue . et garantit une complète sécurité à la république (Reumer , chute de la Pol.). a C'est la teneur de la déclaration royale que Stanislav-Augusle a eu la lAcheté de signer. A l'eiception de ceux du conseil qui donnèrent leur assentiment à cet acte ignominieux, Il est presque impossible de rencontrer quelqu'un, parmi les plus attachés k sa personne , qui ne frémisse , lorsqu'on lui rappelle ce moment de bassesse. Stanislav- Auguste eut bien des reproches et des Insultes à essuyer à cette occasion. Thomas Ostrovski, au moment de la signature, le 23 juillet , Toulut lui arracher la plume. Autour du chAteaa il entendait les cris effrayants : n Roi parjure I roi traître!» La désolation était universelle et l'égarement des esprits fâcheux et inexprimable. Thomas Ostrovski assurait qu'il y avait assez dans le trésor pour continuer la guerre , pourvu qae le maréchal réunit la diète qui reprendrait du roi le pouvoir dont il avait si lâchement abusé; le maréchal, pour sa part, offrit sa propre bourse au roi s'il voulait aller se meltreà la tétede rarmée;lelieutenanien chef Joseph Pouialevski, méditait d'enleverson oncle et de le conduire au camp. La futaie adhésion à la confédération de Targovica,mit tout en déroute. Stamslav- Auguste vit bientôt une défection de ses affidés , on désertait et sa personne et son château. PieKicinski , chef de sa chancellerie « qui jouit tant d'années de sa confiance, lui renvoya sa nomination à la dignité sénatoriale de, castellan et le quitta à jamais. L'évéque de Kiiov, Gaspar Cieciszovski lui écrivit qu'il ne lui restait qu'à épargner le parjuro à ceux qui étaient forcés par les ennemis et les rebelles de renier leur bonne foi et leur serment; et s'éloigna du pays. Ou émigrait. Le roi resta pour vider la coupe jusqu'à la lie ; et ceux qui restèrent avec lui passèicnt