Insurrection de la Samogitie et de TUno
Tandis que cela se passait à Varsovie , à la même époque , et presque le même jour, on relevait l'étendart de l'indépendance en Samogitie. Le chef Niesiolovski , le vice brigadier
(73) Ce conseil fat composé des membres suivants: Ignace Zakrzevski , président ; Stanislav Mokronoski , commandant de la ville ; Xavier Dziekonski, Simon Szidlovski (ex-nonces); Joseph Yybicki, Elias Aloé, Ignace Zaîonczek, André Ciemnievski (ei-nonces), Jean Horaïn, Stanislav Rafalovicz , François Makarovicz , Michel Yi^lfers , François Tykiel » François Gautier, Jean Kilinski.
(74) Le conseil témoigna son respect à Stanislav- Auguste. Celui-ci , dans sa réponse, augurait une prospérité stable , et donnant de sa part un bon avis , il conseillait de se préserver des maximes des jacobins , et de reprendre les ordres de l'aigle blanc et de Salnt-Stanlslav .
(75) Le courrier donnant oralement la relation des événements , Kollontaï r interrompit : « Et le roi vit-il encore? — Oui , répond le courrier , et même son autorité est reconnue. — Alors , c*en est fait
e notre révolution, 8*écrla KollontaY , l'armée se battra admirablement pendant quelques mois , mais la Pologne tombera et le roi signera son anéantissement. » (Léon. Chodzko, Pol. illustrée).
Bormiald! Grcdroïc , Antoine Prozor , Pierre Zavisza et le brigadier âulistrotski , se réunirent le 16 avril , dans la ville de S^avlë et contraignirent le général-major Chlevinski, nouvellement arrivé dans cette province , de proclamer l'acte d'insurrection. Ils réussirent d'abord à chasser les Russes de leur province , puis ils se rapprochèrent de Vilna. Dans cette capitale, les conjurés, conduits par le colonel du génie, Jacques lasinski , qui n'avait à sa disposition que deux compagnies armées et deux autres désarmées , en tout 300 hommes , triomphèrent des Russes. Dans la nuit du 23 au 24 avril , la révolution fut commencée et terminée Le général commandant ms^, ArséniéflT et son état-major, le hetman Simon Rossakovski et plusieurs autres Russes et leurs partisans sont arrêtés, 1,500 hommes sont faits prisonniers, le rfeste se sauva hors de la ville. Le peuple prit aussi part à cette merveilteuse affaire (t6). L'acte de l'insurrection
(76) Cet exploit mérite d'être compté au nombre des plus miraculeux que l'histoire présente. « Cette insurrection eut surtout cela de remarquable (dilFerrand, bist. des trois démembr. delà Fol. XIII), qu'ayant été concertée et préparée pendant près de trois semaines, entre plus de deux cents individus, le secret en fut si religieusement gardé et que toute la surveillance rosse ne put le découYrir. Ces deux cents individus appartenaient à toutes les classes : professeurs ou étudiants de Tuniversité , chanoines, curés, moines , négociants, juifs, militaires et même quelques femmes. Rien ne transpira, d Malgré ce secret profond qui n*était trahi par aucune indiscrétion, le projet transpira aux yeux des Russes ombrageux. Arsénié? croyant voir quelques indices qui impliquaient lasinski comme conspirateur , quelques jours avant cette nuit mémorable, demanda à lasinski publiquement, à un bal, s*il était possible qu*il eût quelque projet? lasinski en plaisantant , soutenait qu'il n'y avait rien d'impossible. Alors,Arséniév saisissaotla plaisanterie, demanda quelles mesurer il pensait prendre s'il voulait se révolter, lasinski les lui exposa , à peu près comme il était convenu avec les conjurés, cela parut au général russe si incroyable, qu'il se mit à rire et fil rire tous les conjurés présents, qui d'abCrd furent effkrayés de la conversation en apparence indiscrète de leur chef. Arsénlév, confiant dans le nombre qi]ril avait sous son commandement, fut très-satisfait d'être rassuré et calmé. Depuis aucune nouvelle alarmante ne lut donna réveil, jusqu'au moment où il se vit arrêté par quelques hommes, au château où il demeurait.
DB EOSaCSZBSO. 18J
el le rélablisgement de it eomrtitntion an 3 mai fareni proclamés.