Tis^enr de la DedMe insuneeUeM de Utranie
Le tr^naal réTolatioiuuiire» créé en même temps à yitna> commença à faire josûce. Sknoa &osaakovski , sov-disanl; hetman, comme traUre et cofncitssionDaire» fUI pcadu ie29> arril. Quelque temps après» le li mai , son compagnon, Jean SzrykoTski , maréchal de la co&fédératioii de Targovica en Litvanie, fut puni du même supplice. Les Russes ayant été chassés de Brzesc-LiteYski et de Grodno, les habitants accédèrent, le 9 mai , à Tacte de ELrakovie, ce qui eut lieu aassi lel^ mai àVilno, d'où on expédia une députation pour faire part à Kosciuszko de ce qui venait d'arriver. lasinski , après avoir quitté Yilno, poursuivit Les Russes,, les battit dans trois rencontres : le 30 avril, il battit Levis, près de Niémemczin ; le 7 mai Déiofif, près de Polany ; le 25 juin Nicolas Zouboff , près de Siolo. Mais les Russes , très-nombreux , cconraandés par Knorring» Tzitzianoff, Nicolas Zoubofifet Beufiingsen, occupant les positions entre Vilno et Minsk, meftaçaient la capitale de laLitvanie, et lasinski n'avait pas de forces suffisantes pour les repousser tous. L'armée de Litvanie manquait de munitions et les Kozaks, ainsi que les soldats dispersés par les échecs récents des Russes, commettaient dans le pays beaucoup de brigandages, sans que les chefepc^onais fussent en état d'y remédier aussi promptement que la situation des citoyens paisibles pouvait le réclamer.
ISl. JKmetion de dMRFenjU détediemeirta, 1794.
A la nouvelle de l'insurreetioB , sur tous les points du pays où se trouvaient les troupes pcdonaises, des mouvements se manifestèrent. S'il n'y eut pas de soulèvement, au moins l'esprit guerrier et patriotique des militaires se réveilla et courut aux armes. Les régiments d'infanterie, de cavalerie et d'artillerie stationnés dans les environs d'Olyka en Volynle, bravant lés dangers dont ils étaient entourés , parvinrent à
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gagner les environs de Varsovie. En Ukraine et dans la basse Polésie, où les ordres portés par Charles Prozor furent prévenus par les ordres russes, tout se mit en mouvement spontanément. Le lieutenant Joseph Ropec, à la tète de 600 hommes , après avoir quitté sa position entre Ovrucz et Zitomir, continuellement aux prises avec les Russes, qui le poursuivaient et le harcelaient , rejoignit ses autres frères d'armes. François Xavier Vyszkovski, en traversant la Podolie depuis Starikonstantinov et près d'une partie de la Galicie , amena avec lui 1200 hommes. Une autre brigade , conduite par François de Sales Lazninski , passant par la Moldavie et la Galicie, se réunit à l'armée. Ces différents détachements, renforcèrent l'armée de Kosciuszko , et favorisèrent l'insurrection du palatinat de Lublin.
133. On fait justice des traîtres à Varsovie. Conseil suprême, i79&«
Lorsque la nouvelle de la révolution qui avait éclaté à Vilna parvint à la connaissance des habitants de Varsovie, l'opinion fiit édifiée de la justice qu'on avait faite de deux traîtres. En même temps, on alarma le peuple par la fausse nouvelle qu'on voulait faciliter l'évasion des prisonniers arrêtés pour leur conduite politique , et on l'excita à réclamer leur punition immédiate. Le conseil provisoire procéda en conséquence à la révision des papiers des accusés. Un décret fut rendu contre : l'évèque de Livonie, Joseph Kossakovski , le hetman Pierre Ozarovski , le président du conseil permanent et ci-devant nonce à la diète de Grodno, Joseph Ankvicz et le hetman de Litvanie Zabiello, qui furent pendus le 9 mai. Quelques jours après on exécuta juridiquement l'instigateur Rogozinski. Le 10 mai Kosciuszko avait déjà signé la nomination et l'organisation d'un conseil-suprême, composé de huit membres qui devait remplacer le conseilprovisoire. Le 28 mai ils entrèrent en fonctions. Ces membres étaient : Aloïpe Sulistrovski , Thomas Vavrzecki, François Myszkovski, Hugues Kollontaï, Ignace Zakrzevski , Vîelovieiski, Ignace Potocki et Jean laskievicz. Ce conseil informa le roi Stanislav-Auguste de son ouverture et lui communi-
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qua dorénavant le rapport de ses travaux. Il fit aussi part de son installation aux ministres étrangers résidant à Varsovie et dès le 31 mai et !«' juin, le nonce du pape , le chargé d'affaires d'Autriche et les ministres d'Espagne, d'Angleterre, de Hollande et de Suède, y répondirent officiellement. On fît de grands efforts pour augmenter les souscriptions patriotiques^ le nonce du pape permit de faire usage des trésors des églises pour la défense du pays. Cependant il n'y avait qu'un petit espace de pays libre de l'invasion des étrangers et d'où l'on pouvait tirer des secours, ce qui mettait Rosciuszko et les patriotes insurgés dans une gène inconcevable et dans des contrariétés continuelles.
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Le courage et la valeur devaient suppléer au dénûment. On vit se ranger sous les ordres de Rosciuszko, de son gré, le prince Joseph Poniatovski, neveu du roi, qui peu auparavant était généralissime de l'armée polonaise ; on vit le prince Kazimir Sapiéha, ci-devant maréchal de la diète constituante et général d'artillerie, servir volontairement avec le grade de capitaine. C'étaient de beaux exemples de dévouement. Mais d'un autre côté, on s'aperçut de l'inquiétude qui perçait dans beaucoup d'endroits. Rosciuszko parla au peuple dans l'espoir de lui faire prendre en masse les armes, cet appel, et quelques règlements en faveur de la classe agricole, offensèrent les propriétaires fonciers. Ils y aperçurent une atteinte à leurs droits, un préjudice causé à leurs propriétés, parce qu'on les privait des bras nécessaires à la culture de leurs terres. Les premiers jours les paysans armés de faulx et de piques se montrèrent dignes de leur chef et de la cause sacrée pour laquelle ils combattaient. L'insuccès de la journée de Szczekociny, dont nous allons signaler les suites, déconcerta et ralentit leur empresse- ,ment; et, lorsqu'il fallut organiser une force plus con> sidérable, les difficultés ne manquèrent pas de se multiplier. C'est pourquoi on ne vit plus de faucheurs après la malheureuse journée. Rosciuszko vit qu'il ne trouvait pas chez
les paysans cette force morale sur laquelle il comptait, et il recula devant les premières tentatives d'un affranchissement brusque du peuple, sans pouvoir regagner les dispositions des propriétaires. Cependant la confiance de toute la nation, en sa personne, fut sans borne et hautement prononcée. H endossa le simple habit du paysan de Krakovie et par ses mœurs rigides il gagna les affections de la population, sans en tirer avantage. La noblesse lui accordant sa confiance, se montrait insouciante lorsqu'il fallait seconder avec vigueur le chef populaire, comme si c'était assez d'avoir la foi sans agir.