TIERS-ÉTAT
Le Tiers-État était i^présenté par les députés
(t) GapîtnUiitsdé Qiarleniagtie, Uh. ▼, caput clxxit, coi. SSy , édition de Balttfee. — Décnéules de Grégoire IX, titre : iVi? Clffid sfd Monachi sœcidaribus negotiis se immisceant, — Arrêt rapporté par Boniface , t. x , liv. i , tit. i. — Mourgues , sur les Statuts de Pro- Tence, p. 17 et 18.
(3) En rannée i6a3.
(3) Goriolis, i^fW.
des vigueries (i) et par ceux, de quelques communautés. Lorsque la viguerie nefesaitpas d'élection, le choix était dévolu au chef-lieu qui nommait ordinairement son second consul. On décida pos* térieurement (a) que dans ce cas les députations aux États seraient faites à tour de rôle, en commençant , non point parle chef-lieu de la viguerie, mais par les communautés les plus imposées.
Le député d'une viguerie opinait pour toutes les communautés de son ressort, suivant les mémoires qu'il en recevait. Le député d'une communauté portait spécialement la parole pour cette com* muâauté .
Chaque vi^erie était représentée, mais chaque communauté ne l'était pas. Trente-sept seulement jouissaient de ce privilège. C'étaient Aix» Tarascon^. Foixalquier , Sisteron , Grasse, Hyères, Draguignan^ ToiuloD , Digne , Saint-Paul, Moustiers, Castdlane, Apt, Saint-Maximin, Brignolles^ Barjob^ Arniot', Colniars, Seyne, Fréjus, Riez, Pertuis, Lorgnes , Manosque , A ups , Saint-Remy , Reillane , Les Mées, Antibes, Lambesc, Valensole, Tretz,Cuers, Riansy Olioulles, Martigues.
Les officiers royaux etles fonctionnaires publics ne pouvaient être admis dans l'assemblée des États.
(i) Ou des bailliages. Je n*ai pas du employer ce nom , car il fut ensuite généralement abandonné, et les vigaerîes composèrent seules le corps du pays , toujours distingué des Terres Adjacentes.
(a) Dans rassemblée des États de 1601.
L'honneur de représenter la nation provençale était incompatible avec les faveurs du gouvernement .
Les membres du clergé et les possédans-fief entraient dans l'assemblée à leurs frais. Les dépu* tés du tiers-état recevaient une indemnité raisonnable.