ÉTATS-GÉNÉRAUX
Trois ordres composaient la nation provençale: le Clergé, la Noblesse et le Tiers-État. Ces trois ordres constitutifs étaient représentés aux États-Généraux qui remontaient aux temps les plus reculés, selon toutes les vraisemblances. Cependant les États tenus à Tarascon en ti46; et ceux qui furent assemblés à Aix en 1 165, sont les plus anciennes réunions que l'histoire mentionne d'une manière positive. Raymond-Bérenger U les avait convoquées pour contenir la £simille des Baux et les seigneurs qui cherchaient à se rendre indépendans. On voit ensuite les États du pays s'assembler soit extraordinairement, soit à des époques fixes, sous la maison de Barcelone et sous les deux maisons d'Anjou. L'assemblée siégeait le plus souvent à Aix. La grande salle du Palais de Justice était désignée
(i) Droit Constitutif du pays de Proyence. Aix, 1788. — Lettre des Ayocats d* Aix au Garde des Sceaux , même année.
pour la séance d'ouverture , et les séances subséquentes se tenaient dans le réfectoire des Jacobins. Aucune loi n'imposait aux États de Provence l'obligation de se réunir dans la capitale. Aussi plusieursassemblées siégèrent à Tarascon, à Brignolles^ à Sisteron^ à Saint-Maximin, à Salon etàMarseille, quoique ces deux dernières villes, comprises dans les Terres Adjacentes , ne participassent pas directement à l'administration de la province.
La convocation se fesait par ordre du prince et quelquefois du grand sénéchal. I^s États-Généraux pouvaient-ils se réunir de plein droit PLecontraire parait résulter de plusieurs circonstances.