‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 103 sur 112 · Il se nommait Adttai, Cees., BcU. Gall., I. C · texte numérisé non relu

Il se nommait Adttai, Cees., BcU. Gall., I. C

3q:2 histoire

Le sol de la Gaule garda long-tems les yesUges terribles de celle formidable allaque. i^endant un an, d'înouies calamilës signalèrent la présence des barbares sur la terre des GalFs '. Au milieu des champs dévastes , les villes sVcroulaienl dans les feux d^un soudain incendie ; dans d^autres enceintes fortifiées , oii se pressait une population effrayëe , la résistance fut héroïque ; mais au milieu des efforts d^une valeur désespérée ^ éclataient des scènes hideuses : la faim conseilla dVpouvantables repas , et les guerriers galls épuisés par la disette , dévorèrent les membres des vieillards et des enfans, rendus par la faiblesse et par Tâge inutiles à la défense commune.

Poussant devant eux les peuples effrayés, la horde victorieuse arrive enfin sur les limites de la province romaine; une faible barrière, le Rhône, les arrêta *. Ils retrouvaient encore , sous le ciel d^occident , ces Romains dont ils avaient vu les camps se dessiner dans les plaines de Tlllyrie , de la Macédoine , de la Thrace. Comme frappés dé stupeur devant ce grand nom de Rome , ils plantèrent leurs tentes devant ce fleuve dont ils auraient pu si aisément tenter le passage. La sup-

I. In oppida compulsi , ac iuopià subarlî, conim corporibus artaic inutiles ad bcllum ridcbantur vitam tolcravenmt. Css., licll. Gall., 1. vu , c. 77,

9. Cbs. , Bell, f Gall. , 1. 1 , c. 3! ; I. vu , c. 77. — Plut in Mario.

DE PROVEUCE. %^

: perstîtion s'empare de leurs esprits , et au lieu . : de poursuivre leur route , ces Kimris signal«f« par tant de combats à l'admiration romaine, s'adressent à Silanus , commandant de la proYÏnce, pour obtenir des terres. Nos bras , ajoutèrent-ils , en •p.-iyeront le loyer à la r(<publîque '. La r.?ponse de Silanus fut encore méprisante : Rome, dit- il. Va ni terre à vous donner , ni service à alten-

dre de vous *.

■Une attaque soudaine vient soutenir l'orgueil

^e ces paroles; le Rhône est franchi, et les légions

. romaines accourent pour châtier les barbares. Les

baibares soutiennent le choc avec un admirable

; courage ; puis, se jetant avec des cris affreux

• -dans les rangs ennemis , ils entonnent l'hymne

«wyage de la victoire, à la vue des cohortes dis-

*. '. persé'es. Alors la population gauloise déployant

■ une étonnante énergie , défendit courageusement

. /la ÏIgnc du Rhône et des Cevennes jusqu'à l'ar-

• *. rivée de nouvelles légions.

' ;Un "an se passa en .tentatives infructueuses de 1» part des hordes alliées pour pénétrer dans la province ; enfin elles changèrent leur plan d'attaque : la résolution fut prise d'envahir cette pro-

• *. . a. VI mtrtiûs popnlus «liquii (ibi terne àutet qoasi «tipciwlium ' ■" coiùniin ut vellet manibus at que anni» «ui» utetetur. Flor. , I. m , • • o 3. — Tit. Lit. , epit. LXT.

Page 1