‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 112 sur 112 · QuintcCuroe , lib. m · texte numérisé non relu

QuintcCuroe , lib. m

DE FROVENGE. 409

nienne, les Yexillaires, les hordes ameutëes. Parcourez PEurope , quelquefois tous arriverez au dëtour d'une montagne qui jette sur la plaine Due un cap étroit et ombrage de pins ; tout-àcoup une plaine se déroulera à yos yeux , ceinte de gradins circulaires , où un rendez-vous semble donne aux gënërations pour battre des mains et contempler la bataille. C'est la terre des hëros que vous foulez ; inclinez-vous , c'est Marathon » c'est Platëe. Notre terre de Provence a aussi son champ de Marathon , sa montagne tëmoin gigantesque d'un fait d'armes, ëclair sublime qui déchirant la nue des siècles , illumine de soudaines clartës le sol où il s'accomplit. Des débats obscurs , des dëmélës insignifians ont envahi les premières pages de mon histoire ; que font à la curiosité des lecteurs une escarmouche sans gloire et sans retentissement dans l'avenir, une bataille dont les siècles ne proclamèrent jamais les résultats. Cette fastidieuse tâche est remplie ; quelque chose de plus noble va s'agiter sur le sol de la patrie.

Les arts de la Grèce recueillis dans Rome , les formes d'un gouvernement éclairé sont menacés d'une prochaine ruine; à l'horizon s'étend le nuage qui porte sur l'Italie ses tempêtes et ses éclats. Mais la civilisation veille sous la tente de Marins ; il y a dans notre Provence une montagne qui attend son nom , une plaine sa célébrité.

Fllf DU PBEVISR VOLVBB.

DES MATIÈBES

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PRBIIIÈRE PARTIE.

Eçinemens antérieurs à la formation du Comté de Provence i5

Chapitee Pbemier.

La Provence fesant partie de la Gaule ib.

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