Creator annoiis. Idem , ibid
berté ^'alarma de la création d'un pouvoir svlerrible ; aussi le vergobret, esclaye de la loi, ne pouvait jamais sortir des limite3 de la ville ; ses proches étaient exclus du sénat pendant la durée de sa charge ' ; aucun membre de sa famille vivant encore n'avait du être vergobret. De plus , quand la gravité des circonstances Texigeait, on nommait un chef de guerre , dont le pouvoir contrebalançait le aien *.
2? Gouvernement de nçtables , formée en sénat souverain , ou élisant des chefs civils ou militaires , temporaires ou à vie '•
3* Démocratie pure ^ où le peuple en corps nommait soit des sénats souverains ,. soit des magistrats ou àt%/ois , et où 9 suivant Texpression d^un de ces petits rois, populaires « la multitude conservait tout autant de droits sur le chef, que le chef sur la multitude ^.
Une vaste fédération finit par embrasser de son réseau immense toute la Gaule. Des états d'un territoire resserré se placèrent sous le patro-
1. Excedere ex fiuîbus non licerct. . duos ex unà familia , vivo
utroque , non solùm magistratua creari ( leges ) vetarent , «ed
ctiam in senata esse prohibèrent. . • Caes., Bell. GaU.| !• vii| c. 33.
a. Ccf . I Bell. Gall. , passim.
S. Caca. I Bell. Gall. 1 paasim.
4* Sua CBM ejof modi impcria ». ut non minùa haberet jurîs in le muUitudo , quàni ipae in multitudinem. Cses. , Bell. Gall. » I. V , c. ay.
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nage d*un ëtat plus étendu ; des pays d^une puis** sance égaie , établirent enlr^eux un Ken fëd^raiif. L*esprit d'assocration , si fertile en résultats heu'* reux , pënëtrant dans ce grand corps , en anima toutes les parties. Les rapports de tons ces états grands on petits, leurs services mutuels, leurs droits et leurs devoirs étaient universellement ré^ glés par des lois communes.
A des intervalles fixés , les cités de chaque confédération envoyaient des députés à une as* semblée particulière , où se discutaient les affaires de la confédération. Des assemblées générales de toute la Gaule avaient également lieu en certaine circonstance ; toutes les cités étaient tenues de s'y faire représenter.
Le «ecret le plus inviolable devait être gardé sur les délibérations qui y étaient agitées. L'indiscrétion , assimilée à la trahison , recevait le même châtiment '. Des dangers de toute espèce menaçaient cette vaste étendue de territoire que bordaient des nations jalouses et entreprenantes ; au sein même du pays s'agitaient des passions diverses, qui souvent causaient un embrasement soudain ; l'intérêt commun de tous ces états ap» puyés les uns sur les autres , et qu'un péril semblable menaçait , exigeait qu^au signal de l'attaque ou dé la révolution intérieure, on courut