‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 4 sur 112 · Gens •le«yaim priAf · texte numérisé non relu

Gens •le«yaim priAf

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4* Scjnuiiia chîut.

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marcation de ces anciennes nations Kguriennes. Du nord de la Gaule accoururent des bandes guerrières qui sVmparèrent de ce territoire. Deux tribus belges s'y établirent : les Volkes-Aré-Comikes imposèrent leur nom au paya des Élésykes.

Les Bëbryques furent cbassës par les Yolkes- Tectosages , <iui firent de Tolosa leur capitale. Les Sardes , réduits à un petit nombre , surent sauver leur ISierté ; mais leur puissance s^effaça entièrement , et une ombre d'une gloire presque éteinte resta attachée à leurs cités ^llliberri et de Ruscino. ■

Notre but n'est pas de nous étendre sur la géographie de l'ancienne Gaule ; ce n'est qu'à indiquer les^ traits de celle de la Ligurie gauloise que nous nous croyons astreints.

Yoici comment la côte Ibéro-Ligurienne es^ décrite par les anciens. Us nous la représentent basse et marécageuse ; des ports où les vents pénétraient avec violence, la découpaient en quelques endroits. Sur la commune frontière des Arécomikes et des Sordes , on remarquait un phénomène curieux , raconté par les géographes de l'antiquité : un lac souterrain , alimenté par des sources fl'eau douce et par les eaux de la mer, que des canaux et des filtrations in-

t. Euscino , illiberriB magn» quondam orbÎB et magnannn opam tenue Tealigiom. Mêla. 1. il , c. 5*

tërîeures 7 fesaient parvenir , se dérobait aux regards sous une yerte surface de gazon et de roseaux ; on eût dit une vaste et firaîche prairie ; ce nVtait qu'une trompeuse apparence , car , en rompant cette croûte , on rencontrait Teau. La « s'opérait une pèche abondante ; les naturels du pays , armés d'un long trident , le plongeaient dans ce lac , et en retiraient d'énormes mulets ; qui venaient s'y engraisser de vase ; ' à ce sujet , de merveilleux récits coururent le monde« L'imagination grecque et romaine s'extasm devant les poissons fossiles de la Gaule et les pêches du champ suspendu. *

Nous retrouvons la Provence dans l'autre portion de la Ligurie, qui, située à l'orient du Rhône , entre ce fleuve et les Alpes , l'Isère et la Méditerranée , était désignée chez les anciens par le nom de Celio^Ligurie.

Là se groupaient , en plusieurs confédérations » une multitude de tribus liguriennes ou galloliguriennes.

Nous nommerons les Sigobriges , qui accueil*- Urent avec une hospitalité si gracieuse l'aventureuse tribu des Phocéens. Cette colonie fut remplacée par les Salyes ou Salluves , dénomi^ nation contre laquelle les Ségobriges avaient peut-être échangé la leur : ceux-ci étaient maîtres

i« Strabo y 1. IV, p. 18a.

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