‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 43 sur 112 · T. I. II · texte numérisé non relu

T. I. II

ter aa miKea df ce conflit de sentimens divers ? Comment as^gner une époque précise à la fon^ dation d'Arles ? Je crois qu'il faut renoncer h inscrire en tête de Thistoire de cette ville la date certaine, et même approximative, de son origine. Son nom celtique ëclaire seul sur ses fondateurs : Toisine de la mer , placée sur la rive d'un grand fleuve , entourée de champs fertiles , elle fut de bonne heure une cité gallique , et son enceinte ëtait ssms doute considérable quand les Romains 7 placèrent une de leurs colonies. Telle fut Tinvariable politique de ce grand peuple ; ce n'était pas à créer de nouvelles cités qu'il aspirait après ses conquêtes : une ambition plus digne de lui le portait h répandre sur l'univers soumis une physionomie romaine. A peine un pays avait-il passé sous le joug de ses armes victorieuses , que du sein de la ville éternelle partaient des colonies protégées par les aigles d'airain et les chants des Flamines ; les villes vaincues les re* cevaient dans leurs enceintes; un amphithéâtre , un panthéon retraçaient autour d'elles un souvenir de Rome , et les nouveaux habitans , guerriers pacifiques , opéraient une autre conquête , celle des costumes , du langage et des idées. Ainsi s'é* tendait et se fortifiait la chaîne immense dont Rome éeignit le monde.

Les témoignages abondent quand on veut prouver que Rome ne tarda pas à ûiire d'Arles une

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de 3es colonies '. Celui qui y fut envoyë pour la foncier, se nommait Claude Tibère Nëron, père de Tempereur Tibère ; il arrira dans cette ville 46 ans avant Fère vulgaire , à la tète des soldats de la 6"* légion ; Arles ajouta à son nom celui de Julia patema * ; plus tard elle fut aussi ap^ pelëe Theline^ d'un mot grec qui signifie mamelle; ce surnom attestait Textréme fécondité de son terroir. Le fleuve du Rhône était régardé par les Romains comme une puissante barrière de ITtalie du câté des Gaules; aussi en fesaient-ils garderies bords par un corps de troupes , dont le chef se nommait Cornes Ripa Rhodani '.

!• 5iib fis S«ljr«s qnamin cÎTitatef Tanucnmi Glanma ^ ArùfaftiM colonûi. PtolemeiuSi lib. Il , cap. ao.

9. L'inaoriptkm imYantei qm mentioiine on citoyen de cette yille auAire dn corps des Ttgftaru ( chaipentîers) , nons apprend que la ville d'Arles était samomm^e Jalia Paterna,

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