LXXV. PRAESIDIA. CONIVX. MARTITO. DUL
CISSIMO.
DE PBOVEVGE. l65
daires. Sans doute qaand une matrone romaine ou une marseillaise d^origine grecque confiait les regrets excités par la mort d'un époux ou d'un fils à une pierre monumentale , elle ne voulait que donner de publiques marques d'une fastueuse douleur. Le tems a respecte ces épitaphes , et la science, pe'niblement et minutieusement curieuse, les a fait revivre dans ses livres.
Un sort moins glorieux est réserve à nos épitaphes modernes ; aux époques lointaines auxquelles nos premiers récils se rattachent , les livres étaient rares , et les événemens, surtout, dans des villes éloignées des grands centres de civilisation , s'écoulaient dans un silence parfait ; les seules attestations d'une existence longue et ignorée ne se retrouvent d'ordinaire que sur des tombeaux ; des tombeaux , voilà les premiers chapitres de l'histoire des cités de notre patrie ; eux nous ré* vêlent qu'à Arles des (Quinquennales ( négocians ) prirent pour protecteur un Cominius ^ illustre personnage de sou tems ' ; qu'un citoyen de la même
!• Lcf Qmnqueiiiuilef | nëgociaiu d'Arles , qui s'adonnaient au c om merce maritime , ae placèrent aoua la protection d'un homme qui exerça avec distinction cette profession. Comitàus était son nom » il avait etë préfet de la troisième cohorte , qui tirait son nom de la ville de Brague en Portugal ; Iriliun de la Ic^gion surnommée jéftjulrix Pldrix , etc. Galba le créa receveur général du blé que l'empereur retirait de la province ^arbonnaise et de la Ligurie , et commandant d'un corps de mille hommes de cavalerie dans la
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ville , nomme L. Domiiius. , commaRdait une ga^ 1ère à tirois rangs de rames. Nos inscriptions aotuelles seront au contraire dédaignées par la postëritë ; des mémoires multipliés , des journaux-, des livres nombreux satisferont amplement une curiosité qui n^aura pas besoin , pour saisir la trace d^un fait fugitif, d^achever des lettres brisées ou de recomposer des lignes détruites.
L'historien se voit donc forcé de recueillir ces restes échappés à Faction du tems , et d'y chercher les preuves irréfragables . d'une obscure existence. A la vérité l'insignifiance, de ces révélations conquises sur les siècles , dégoûterait souvent de, semblables investigations ; mais mie pensée vous soutient au milieu de ce fastidieux travail. L'antiquité répand je ne sais quel air vénér9ble sur ses moindres ouvrages ; on finit par concevoir 1^ religieux respect, avec lequel on les
MauriUme Céflarieime. Voici l'inscription qui noue défoile touc
ces faits :
COitflJMO. . .