SIMO
DE PROYEIICE. 167
recueille; one pierre* quelqoe inatîle qoe soit Pinscripcion qa^elle garde , se recommande à nous , qoand les siècles ontpoar ainsi dire nsë dans leur marche sa surface motilëe. Autour d'elle mille sou- Tenirs se pressent ; on songe à Tartiste inconnu qui la grara * au monument funèbre dont le tems Ta détachée * aux personnes ignorées qui confièrent leurs noms à ce reste oublié d'une antiquité reculée. Que d'années ont disparu depuis le jour où un contemporain d'un archonte d'Athènes ou d'un César de Rome Toulut qu'elle perpétuât un souvenir de regrets et de deuil. Alors l'intérêt d'abord contesté de cette pierre » commence à grandir, et l'on excuse l'historien qui s'est fait un scrupule de ne pas l'omettre.
Au reste ces lectures funéraires ne sont pas ioujours sans charme : dans l'église des Minimes d'AjJes y un élégant sarcophage fut autrefois déterré. Ce monument étale les emblèmes des beaux-arts; des instrumens de musique y. sont gravés avec un fini précieux. En s'approchant de ce reste de l'antique splendeur d'Arles , ou lit le nom d'une jeune femme qui fut ravie à
l'amour d'un époux à l'âge de vingt ans et huit mois. Elle s'appelait Tyrannia ; sa courte oraison
funèbre tracée sur la pierre , révélait l'innocence de son ame, la beauté de son visage et la pureté de ses goûts. Son esprit était orné ; peutêtre à l'approche d'une union si tôt brisée, se pré-
l68 HISTOIRE
parait-ëlle aux ëmotions de Tamour par les el^ gies gracieuses de quelque poète romaiu; ces instrumens de musique dont sa tombe fut décorëe , annonçaient sans doute que sous le ciel resplendissant de la Provence elle mariait sa Toix aux accords d^une ravissante mélodie. Les regrets de sa famille sont ainsi exprimes :
JYUAE. LVC. FILUE. TYRANNIAE