DISCIPLINA. CETERIS. FEMINIS
EXEMPLO. FVIT. AVTAROIVS NVRVI. LAVRENTIVS
VCXORI.
Mais ce n^est pas seulement dans quelques pierres tumulaires que résident les vestiges de la splendeur de cette ville ; Tantiquité romaine Tavait merveilleusement décorée. Un poète , Ausone , frappé de sa beauté , de Tiraposanl éclat de ses monumens , de ses deux rives chargées d*édifices , de son commerce , s^enflamma en présence d^un tel spectacle , et appela cette ville , dans des chants parvenus jusqu^à nous , la reine des Gaules '. ^administration romaine y étalait
i. Cet éloge fut sans doute inspiré à Ausone par le rang distingué qu'Arles tenait parmi les autres colonies. Cette ville , centre du gouTemement civil et militaire , était renommée par la polîU;sae de aea liabitans , qui passaient pour cultiver les arts. Voici les vers de ce poète t
son pompeuï appareil ; le préfet du prëtoire ayant quiué Trêves , prise par les Barbares, y transporta le siège de son pouvoir. Les sept provinces qui restèrent sous la domination romaine , en deçà des Alpes y tenaient tous les ans une assemblée générale. Ainsi tout concourait à rendre cette cité la première ville de la Gaule ; il fallait donc que dans ses murs , hors de ses murs , les arts répandissent cet air de majesté qu'ils impriment sur les grandes cités ; que dans des monumens d'une forte et belle construction brillassent les reflets de cette architecture romaine qui savait marier la solidité de TEgypte à Félégance athénienne. Ces monumens ne sont pas tous détruits : sous le règne de Charles IX , une fouille fit découvrir un obélisque ; jusqu'en 1676 il resta honteusement caché ; à cet époque ,^ un piédestal le montre dans toute sa hauteur , qui est de cinquantedeux pieds ; ainsi relevé , il reçut sur sa pointe un globe d'azur aux armes de France. Cet obélisque
Pande dnpiez Arelate toofl , blanda hosplta 1 portus Gallala Roma Arelas , quam Narbo Martîus , et qiiam Accolit Alpinis opalcnta Vienna Colonie y Prxcipîtîs Rhodani rie inlercisa flucntîs , Ut mediam facias narali ponte plateam , Per «piem Romani conunercia Buscipis orbis , Nec cohibes, populosqae alios otmœnia ditas.
On voit d'apréi ces yen qu'an quatrième siècle » qui est celui
d' Ausone > il 7 aTait à Arles des maisons sur les deux bords du
Rhône.
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est de granit ; où a prétendu quMl fût taille da^s les Gaules : il arriva dans Arles comme jadis desteildait à Memphis le colossal ouvrage des ouvriers thëbains. Découpé dans les carrières du Daupfainé, aux environs du Rhône , le fleuve le reçut et le transporta à la Rome gauloise.
Constantin Tavait , dit-on , érige ; éetle opinion est rejetée. En 354 1 Tempereur Constance fit célébrer à Aries ces jeux dont Rome saluait le retour par le carmen seadare d'Horace. CVst lui » assure-t-on » qui , désirant embellir cette ville , 7 fit élever le monument égyptien.
Un amphithéâtre qui ne fut jamais achevé, élargissait son enceinte dans Arles. Cet amphithéâtre ne le cédait en grandeur et en beauté à aucun autre dans les Gaules ; une inscription '