EX. DECR
DSCVRION
AR. BAT. IVL.
FESTO. PEREÉGBiifO , . .PVSO. PEREGRino.
Je Tiens de transcrire ici une copie fidèle d'unp tessere trouvée à Arles , et qui témoigne d'un usage remarquable. C'est à Thospitalité , cette vertu des premiers âges des sociétés humaines , que nous devons cette touchante preuve d'une belle coutume. Non seulement les particuliers , chez les peuples anciens , mais les cités elles-mêmes traitaient avec une noble munificence les hommes venus des pays lointains ; à cette époque le nom d'étranger était sacré. Les routes n'offraient en certains pays aucune sûreté ; des chemins ,
de proTÎncct daof aon dëpartement. Les jeux fe dÎTisaient en différentes classes ; A cbagae classe on attachait un directeur partîcn- Ker y soos les ordres duquel étaient des commis emploiyés dans nne TÎlle. U paialt que ca M» Ofympuê était nn da ces eommis.
17a HISTOIRE
plutôt indiqués que traces « unissaient les Tilles ; Uinduslrie dans sa première enfance n'avait pas encore invente ces chars ëlëgans dont les roues rapides dévorent l'espace ; sur mer , une longue navigation se présentait à l'imagination effrayée ^ entourée des plus grands dangers ; c'était sur la foi trompeuse des vents et des étoiles qu'un frêle vaisseau s'aventurait dans les solitudes de l'Océan ; des navigateurs expérimentés n'avaient pas encore indiqué sur des cartes exactes ces rochers dont le voile perfide des eaux cache les arêtes menaçantes ; aussi quand un voyageur bravant tant de périls , déposait son bâton poudreux à la porte de la maison hospitalière, de quel vif intérêt n'était-il pas l'objet ? Une belle esclave , souvent même la maîtresse de la maison , l'invitaient à plonger ses pieds fatigués dans l'eau tiède du vase , et les essuyaient ensuite avec des linges éblouissans ; la place la plus honorable au festin lui était réservée ; c'était comme un dieu qui avait daigné visiter un toit inconnu.
Avant de se séparer , l'hôte présentait à l'étranger la moitié d'une pièce de monnaie , ou celle d'un morceau de bois ou d'ivoire , sur lesquels les noms des deux amis étaient gravés ; chacun gardait religieusement la moitié qui lui était échue ; c'était là une preuve d'une réception hospitalière ; cette marque d'une liaison contractée auprès du foyer domestique, se nommait tessera hospiialitaiis'
DE PHOVEKCE. I^
Sur les tessères que les villes délivraient , on indiquait que le droit d*hospitaIlte' avait etë accordé* par un décret des Décurions ; on vient d-en voir plus haut une copie qu^ Arles nous a fournie.
Une autre inscription trouvée dans cette dernière ville , prouve que Pusage des prières pour les morts était connu des payens. Un citoyen d'Arles laissa par son testament , au corps des utriculaires, un fonds de deux cents sesterces pour célébrer tous les ans , .en son intention, un sacrifice expiatoire. Je place cette inscription sous les yeux du lecteur :
JVLIO. SECVNDINO
VTRICLARIO. CORP