‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 55 sur 112 · GO AS · texte numérisé non relu

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Mais une autre inscription rient jeter un pur nouTcau sur ce culte d'adoration que les Gaulois des contrées liguriennes avaient voue à la femme : une aimable superstition la leur fit regarder comme un être céleste à qui les dieux avaient accordé des privilèges ineffables. Cette croyance gracieuse ne pouvait naître sans doute que dans ces contiées où la nature a prodigué aux femmes des charmes presque divins. Ailleurs la beauté et Té— clat des formes , la régularité des traits , Texpression -Toliiplucuse du regard peuvent bien al* lumerla flamme des sens, mais dans nos climats, des attraits inconnus semblent révéler dans la femme une origine céleste. Ces yeux bleus où nage un souvenir du ciel; cette taille aérienne qui paraît être celle d*un être prêt à reprendre son essor vers les sphères lointaines ; cet air touchant de mélancolie qui divinise Pamour eu le purifiant ; tels sont 'les k^aractères sacrés sous lesquels bdie de rêverie et de douces illusions , la femme se montre à nous ; elle parut aux Gaulois porter Fempreinte d'une beauté morale répandant son éclat sur des formes semblables à celles dont on se plaît à revêtir ces créatures fantastiques qui se plongent dans les rayons du soleil , ou appu— yent leurs pieds blancs et délicats sur les cimes légères des nuages. La femme leur révélait ua monde inconnu ; c'était pour eux une apparition éblouissante et rêveuse , venue d'un séjour de

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flamme et dVniyrantes voluptés ; aassi clans les fransports d^un ardent enthousiasme, ils firent une divinité de cet être , qui j à seize ans , avec de blonds cheveux , des yeux d*azur , des formes suaves , n*a rien de terrestre , et nous paraît être chargée ici bas, par une divinité inconnue , d^une mission d^enchantement et d'ineflables rêveries. Yasio éleva donc des autels aux femmes ; la maternité èûl aussi aux yeux de ses habilans un caractère divin ; voici comment s^exprime une inscription :

MATaiRVS

Q. ABVDIVS.

FRONTQNIS. L. libertns

THEODOaVS.

Les grandes , les saintes nymphes furent également les objets de leur adoration , ainsi que le prouvent ces paroles :

MMt>HIS AVGVSTIS MÀTEaNVS V. S. L. M.

Maintenant dans nos villes du midi, nous voyons éclater sur des bannières Timage d'un saint , auguste protecteur d'une corporation d'ouvriers ; ces bannières, ornées de franges d^or, et déroulant leur9 plis les jours de fête , au souffle d'un vent d'été , ouvrent de solennelles marches ; chez le^ payens, chaque corps d^artisans avait aussi un'

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g^nle particuliep« dont la vigilance lutelaire sVten* dait sur celle association d^hommes. CeUe courte inscription :

GENIO. COLLECa

CENTONARIORVM

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