‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 65 sur 112 · I. Pline · texte numérisé non relu

I. Pline

^. Lie conseiller de Peiresc obtint cette statue du chapitre des Accotiles.

sahœ terra ) , du haut dé laquelle la sentinelle attentive parcourait de l^œil la campagne , et signalait le danger. Ils occupaient le terrain où Ton ouTrft plus tard la rue Torte , que couvrent les maisons au nord de la halle de la Poissonnerie- Yieille ' , et finissaient au quai le plus prochain. Avant Jules César , ils n^arrivaient pas au-delà de la rue des Consuls , ainsi que le prouve un fait des premiers jours de notre histoire. Un roi barbare , Caramandus , ayant fait un traite de paix avec les Marseillais , reconnut, dans la statue de Minerve , la déesse dont un songe lui avait présenté Timage irritée. Le temple où cette statue était placée , s^élevait sur ce terrain qui supporte les maisons de la rue des Consuls. La politique et la religion fesaient à nos pères un devoir de construire les édifices sacrés dans une enceinte fortifiée ; les murs de Marseille déroulaient donc a cette époque leurs crénaux et leurs bastions

■ 1 . En 174^1 des rëparatioiis forent faites à une nuiison des hospice s située A la balle de la Poissounerie-Vieille i oa IroaTa des Testigei de ces anciens remparts , qui étaient tous en pierres de taille de la même qualité que celles qu'on ezlrait du cap Couronne , de la carrière des rouges , ou autrement milord. Ces remparts avaient an corridor pratiqué dans répaisseur , où deux hommes pouvaient passer de front. La quantité des pierres de taille qu'on retira de leur démolition ^ en cette occasion , suffit seule pour construire les caveaux qu'on destina depuis à l'usage des poissardes qui y rcufcrment la marée.

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