‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 69 sur 112 · T. 0* •** IK · texte numérisé non relu

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Papom dérite le nom d'Ulyelka des deux- mots celtiques uh , exclftmation de crainle , et êlh , maovai» ; c'est-à-dire lem mauvaiteâ êléesseê, Ubelka est plutôt une corruption de Abelka ou Albeka » qui rapehc le nom des Albici , ou àUhcoî , ou Jlbieeci , dont parle César , dii us ses Commentaires. Stnlistit/ite Hes Boucfiei-tiu''jRfviuc , tome II , page. i8«. •

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suivant la tradition du pays « les AUncieas a^ent leur Tcdette. Laban est le même mot que blanc.

La. chaîne montagneuse qui s^avance^ en longeant la mer , de Bouc à Marseille ^ est divisée en deux parties par le cap Latomion ( Carrières ) » aujourd'hui Mëjan, la partie occidentale, et la par*, tie orientale nommée l'Estaquè , mot qui rapellé les Slachades , en admettant que les anciens Marseillais aient nommés Siœchades minores ces trois rochers voisins du port. Des forêts de chênes s^étendaient au bas de cette montagne , puisque le nom de cet arbre est encore porté par le village du Rove et les ports Rom^eau et du Roue/, Roçe est la traduction provençale du chêne. CVst à cause de Tétoile polaire, appellce en Provence la belle étoile , que les montagnes au nord de notre ville, sont nommées la chaîne de TÉtoile.

Le nom de Pal/uns (palus , marais) , que des champs voisins de Marseille portent, attestent Texisience de ces eaux croupissantes , de ces marais infects desséchés par Tagriculture.

Le port de Marseille est -nommé par Pomponius Mêla et Eusthathe , Lacydon. La racine de lacydon se traduit en beaucoup de langues par Imc. Notre port , qu^une barre de rochers séparait de la mer , devait être un étang bourbeux alimenté par Jarret ef d^autres ruisseaux ; leurs eaux arrivaient dans la mer en surmontant cette ceinture. Les Phocéens y firent une tranchée , et

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le plus Jbeauport de la MédUerrantfe étendit, entre deux larges rives , ses flols calmes et limpides. Il paraît qu'ils baîgnatenl ces lieux où les nouveaux quartiers s^clèveot, et que la vague lente et faible se déroulait sur un sol fangeux , aujourd'hui couvert des splendides maisons de la Canncbière.

Le territoire de Marseille^ à Te'poque de la fondation de cette ville , pouvait avoir cinq lieues du nord au sud , depuis le cap Zao , ou de la Croisette » )Usqu^au pilon du Roi ; six. et demie de Test à Touest , depuis le pied de Gardelaban jusqu'au promontoire Latomion ; et environ vingt lieues de circonférence '• Diaprés la tradition , AUauch , en latin Allaudium , village à deux lieues et demie de Marseille , était une bourgade des Al* biciens. Au hameau de la Nerte , sVlevait un bos-quet de myrlhes consacré à Vénus , et au Rove , autre hameau enveloppé de bois , un temple dé* dié à Jupiter. Le quartier aujourd'hui connu sous le nom de Séon , parait avoir reçu les premiers défrichemens marseillais. Une physionomie grec* que est erapreiate sur ces beaux sites ; on di^rait une vallée de la Messéaie , bordée par de ver- ' dojantes croupes , et venant expirer , . avec s^s oliviers et ses vignes, aux bords d^une mer élin* celante. Quel ravissant spectacle ! Au loin , Thorizon bleu appuyé sa base rougie pw le soleil

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