‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 91 sur 112 · Flonu. I L III I c · texte numérisé non relu

Flonu. I L III I c

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les Sàlyens et attaque même les Voconees '. Son successetn' , C. Sextîas CaMnus , anéantit les tribus ligutiennes , qui renaissaient toujours plus ardentes à la rengeance sous les lances de leurs ennemis \ Un roi , digne d^une fortune meilleure, commandait ces hordes sauvages , cVtaît Teutomal. Ces injustes agressions exaspèrent son mâle courage ; jamais abattu par les revers , il harcèle les Romains , quand ses bandes écrasées et dispersées ne lui permettent'plus de tenter les hasards d'une bataille rangée. Sa voix indignée voudrait soulever et armer la Gaule contre les brigands qui s^en emparent , au mépris des droits sacrés chez tous les peuples. Mais cette voix se perd dans les forêts , et frappe vainement les montagnes , où les populations tremblantes sVtaient réfugiées , saisies d'une invincible terreur. Alors ce Teutomal qui avait disputé pied à pied le vaste territoire où tant d'hommes répondaient jadis à ses appels de guerre , inspira des craintes sérieuses à ses ennemis. Sa tête fut mise à prix ; poursuivi de retraite en retraite, il abandonna un sol qu'il ne put défendre , et se retira au-delà de l'Isère , chez les Allobroges.

Sextius Calrinus sut à la fois conquérir et con-

1. Tit. lir. , Epitom. , 1. lz« — Flonis nt supr. •«- fuL copit.

«• Dîodor. Sîciil. frag. ap. Vales. , p. S76. — Ht lir. , Epitonu • 1. LXf •

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server; il roulul que ce vaste dëploiemept de terres entre le Y ar et le Rhône , fut délivre des hordes ennemies ; il chassa devant lui les populations effrayées , et les força de se retirer dans les montagnes , avec défense d^approcher à plus

de quinze-cents pas des lieux de débarquement , et à plus de mille du reste de la côte. Par ce moyen il assura la route de terre et de mer d^Italie en Gaule. Ce vaste terrain fut cédé aux Massaliotes , qui le colonisèrent et Vexploîtèrent à leur profit '

Sextius voulut aussi essayer ses armes contre les y oconces ; il les vainquit en bataille rangée *.

L^hiver le surprit dans les Gaules ; il choisit pour remplacement de ses quartiers une colline située à quelques lieues au nord de Marseille , et baignée par une petite rivière que les Romains appelèrent Cœnus, et qui se nomme aujourd'hui l'Arc. La beauté du lieu frappa Sextius ^ ; cette plaine coupée de collines alors vêtues d'arbres , l'abondance des eaux vives , la pureté de l'air « les eaux thermales si recherchées des Romains ^ , le décidèrent à jeter les fondemens d'une ville dans un lieu disposé par la nature pour recevoir les futures créations de l'homme. Aussitôt les pa-

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