‹ Histoire de PrusseChapitre 310 sur 410 · AVANCES DE LA TRANCE UU · texte numérisé non relu

AVANCES DE LA TRANCE UU

«e teiiai>cnt «nr la réserve. La iPolog^ne n'avait pas reconnu la digmlé royaJ-e de Prusse, et des incidents de frontière désagréables éclataient fréquemment. Des deux royaumes Scandinaves, l'un, le Danemark, faisait bon visage au secrétaire de légation Heusinger (1) , sans vouloir entrer dans .a.ucun engagement, l'autre, Ja Suèd«, se rapprochait de la France par un traité d'alliance du 10 novembre 1738; on savait par les relations de l'envoyé Finckenstein que le ministère pacifique « d'Arvid Horn allait toanber, et que le parti des Chapeaux préparait une agression contre la Russie. Cette dernière enfin boudait depuis la guerre de succession de Pologne, et repoussait les ouvertures de l'envoyé Mardefeld.

Pi'ivé., même de l'appui russe qu'il avait toujours eu auparavant et qu'il regardait comime nécessaire à sa sécurité, Frédéric &Tiillaume eut l'idée de répondre aux avances du cardinal Fleury. Grumbkow, qui depuis 1736 avait évolué vers le parti français, par raisonnement, aussi peut-être par intérêt, écrivait au roi le 19 novembre 1738 : «Je reste toujours de pensée que selon la situation présente des affaires de l'Europe, Votre Majesté ne tirera jamais ei pied ni aile de la succession (de Berg-Juliers) , que par la France » . Le roi commençait à être de cet avis. Il se méfiait toutefois., et demandait à « voir des miracles avant de croire » . Les négociations entamées secrètement à La Haye, entre Luiscius et le marquis de Fénelon, se développaient av-ec une sage lenteur. Une proposition du marquis, faite au mois de septembre, servit de base aax premiers pourparlers : il s'agissait, pour acquérir le duché de Berg, d'abandonner au palatin de Sulzbach une lisière sur le Rhin (avec Dusseldorf) et les bailliages fÂemte7'J situ>és au sud de la petite irivière Agger ou Aia;g«r. Frédéric Guillaume disait que l'offre ne valait rieim, mais il ne laissait pas d'en -être flatté. Entraîné ipar Luiscius, qyji allait parfois « bien loin sians ordre « , et persuadé quae la mauvaise foi des Anglais rendait impossible de cfiçmj)-

(1^ En attendant la mission -du ooniïte ide Stolberg.

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