‹ Histoire de PrusseChapitre 76 sur 410 · ATTITUDE DES AUTRES PUISSANCES · texte numérisé non relu

ATTITUDE DES AUTRES PUISSANCES

Le consentement de l'Empereur était le plus important; ce n'était peut-être pas le plus difficile à obtenir. L'Autriche était bien moins intéressée que la Polog^ne à empêcher l'établissement de la nouvelle royauté. Léopold, s'il s'inquiétait déjà du prestig^e qu'allait acquérir l'électeur de Brandebourg, ne prévoyait que vaguement la possibilité d'une rivalité future. Pour la République polonaise, l'érection du duché de Prusse en royaume était d'une tout autre gravité. Le traité de Welîlau avait expressément réservé les droits de la Pologne à l'extinction de la descendance masculine de l'électeur. Laisser le duché devenir un royaume, c'était abandonner tout espoir de le recouvrer un jour. Il y a plus. La nouvelle royauté, fondée sur une province, que des territoires polonais entouraient de toutes parts, devait être une menace perpétuelle pour l'intégrité de la République. La nation polonaise avait donc des raisons sérieuses de s'opposer au projet de Frédéric III, et, étant donné le mécanisme de la constitution du pays, on pouvait craindre de n'obtenir le consentement, ni de la diète, ni même du roi. Il était cependant utile, au point de vue du duché même de Prusse, de gagner la bienveillance des Polonais, car les sujets prussiens de l'électeur, fiers de leurs

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