VALEUR DE LA ROYAUTÉ
L'électeur n'attendit pas la fin de ses nég^ociations avec les puissances. Il était impatient de célébrer son couronnement; il y pensait nuit et jour, et " n'en pouvait dormir » , si l'on en croit Des Alleurs. Le manteau royal, le sceptre et la couronne étaient prêts depuis plusieurs mois, et les gazettes hollandaises se répandaient en commentaires sur les splendeurs présumées de la cérémonie. Cependant le consentement impérial ne venait pas; aussi le voyage de Prusse, dont on parlait déjà en janvier 1700, dut-il être successivement renvoyé au mois de juin, puis à l'automne; enfin le courrier arriva, qui apportait de Vienne la nouvelle désirée, et tout fut mis en branle pour le départ.
(1) Sources : A. B. Documents manuscrits de 1701 à 1713, notamment les Dignitàtsakten. A. E., Corr. de Brandebourçj .
Documents déjà cités, notamment Theatvian Europœum , le Corpus de Myi.ins, les recueils de Bqdemahn, Jaeglé, Berner,' Doebner, Leiimans, Hilte- BRAKDT, Klopp (Leibniz), et en outre : Fasch, Prussiœ triumphantis libri très in coronam Friderici, Borussiœ régis primi, Berlin, 1702; J. vok Besser, Scitriften, Leipzig, 1711 et J 732, notamment son Histoire du couronnement, écrite en allemand (Kœniqskrone Friedrichs III), traduite en latin par Cramer, et imprimée pour la première fois en 1702; Wolfgang, Der koniglichen Krônung hochfeierliche Solennitateu (20 gravures sur cuivre), Berlin, 1712; Neukirch, Aiiserlcsene Gedichte, Ratisbonne, 1744; Élisareth Charlotte d'Orléans, Lettres à l'électrice Sophie, publiées par Ranke, Franzvs. Gesch., S. W., XIII ; Macvillon, Histoire de Frédéric Guillaume I", 1741; Mémoires de Frédéric II, Poellmtz,