‹ Histoire de quatre ans, 1870-1873 (volume 2)Chapitre 9 sur 18 · II · texte numérisé non relu

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réduit au silence ; les lunettes 52 et 53 tombaient successivement au pouvoir de l'ennemi qui battait enfin en brèche le mur même de la place. Le 27 septembre, le directeur des fortifications et le chef du génie vinrent aviser le G*^ Uhrich qu'une brèche était praticable, et qu'on était à la merci de l'ennemi qui pouvait donner Tassant le soir même (1). Le conseil de défense se réunit. Il reconnut qu'avec la concentration de feux dont l'ennemi disposait pour commander la brèche, il était impossible de repousser Tassaut. On se décida donc à hisser le drapeau blanc et à capituler, pour éviter à la ville déjà si éprouvée les horreurs d'une ppse d'assaut (2)1 Au moment où on cessait la résistance, Tassant n'était point aussi imminent qu'on le craignait, Taccès de la brèche était encore interdit par les fossés (3) pleins d'eau ; on n'avançait du reste que de quelques heures, une reddition devenue fatale. Les conditions accordées à la garnison furent celles de la capitulation de Sedan. L'ennemi trouvait dans l'arsenal 1,200 canons et 200,000 fusils (4) ; ses pertes s'étaient élevées pendant le siège à 900 hommes ; celles de la garnison à 2,900. 340 individus des deux sexes appartenant à la population civile (5) avaient été tués par les projectiles ennemis ou devaient succomber à leurs blessures ; plus de six cents maisons étaient détruites ou

(1) G*> Uhrich, Documents relatifs au siégea p. 132.

(2) Idem, ibid.\ p. 134.

• (S) Guerre francô-ailemandey 2* partie, p. HO. {\)Ibid., p. 136.

(5) Jacques Flacb, Strasbourg après le bombardement^ p. 4.

eutièrement inhabitables, et 25,000 personnes (l), tombées dans le besoin, allaient participer aux dons des comités de secours organisés dans le monde entier pour alléger les souffrances des Strasbourgeoîs. jLes ruines de Strasbourg devinrent un but d'excursions, et la joie du triomphe manifestée par les touristes allemands, fut un surcroît d'humiliation infligé à la population vaincue (2).

Les Allemands s'étaient abstenus d'employer contre Metz l'attaque de vive force qui les rendait maîtres de Strasbourg, ils s'étaient bornés à un blocus rigoureux, pour obtenir par la famine la reddition de l'armée du Rhin. Le 4 septembre, on apprenait à Metz, à la suite d'un échange de blessés, la bataille de Sedan, la capitulation de l'armée de Çhâlons et la captivité de l'Empereur (3). Le 10, le M** Bazaine était informé, par un officier échangé, de la révolution du 4 septembre, de la psoclamation de la république et de la composition du gouvernement de la Défense nationale. Le lendemain ces nouvelles étaient confirmées, sans qu'il pût subsister aucun doute, par de nouveaux renseignements des avant-postes. Le 12 septembre, le M** Bazaine réunit les commandants de corps d'armée et les généraux de division, il leur communiqua les nouvelles reçues, et, enfin le 16, par un ordre du jour, il portait à la connaissance de l'armée la catastrophe de Sedan, la révolution de Paris,

(1) Jacques Flach. Strasbourg après le bombardement, p. 3 et 5.

(2) Schnéegans, La guerre en Alsace^ Strasbourg, p. 165.

(3) Procès Bazaine, Déposition du commandant Samuel.

i36 LA DÉFENSE NATIONALE.

donnait les noms des membres du nouveau gouvernement et terminait en disant :

ce Généraux, officiers et soldats de Tarmée du « Rhin,

(c Nos obligations militaires envers la patrie en dan- « ger restent les mômes. Continuons donc à la servir « avec dévouement et la même énergie, en défendant « son territoire contre l'étranger et Tordre social conc< tre les mauvaises passions. Je suis convaincu que « votre moral, ainsi que vous en avez déjà donné « tant de preuves, restera à la hauteur de toutes les (c circonstances et que vous ajouterez de nouveaux ti- « très à la reconnaissance et à l'admiration de la « France. » Quoique au premier abord le M** Bazaine eût paru reconnaître le gouvernement républicain, après réflexion il devait le négliger complètement, pour témoigner au contraire de son attachement persistant à l'empire.

' La catastrophe de Sedan avait singulièrement aggravé la situation de Tarmée bloquée dans Metz. Le M** Bazaine ne pouvait plus espérer l'appui de l'armée de secours qu'il attendait lorsqu'il avait livré la bataille de Noiseville. A la tâche déjà si ardue de forcer le cercle d'investissement, devait maintenant s'ajouter pour lui celle de traverser, sans point d'appui, le pays occupé par l'ennemi pour regagner le territoire français libre. Le strict devoir militaire obligeait cependant le maréchal d'essayer coûte que coûte de briser le cercle ennemi, car son armée contenait les cadres, '^^ les vieilles troupes, qui étaient indispensables

à la France pour organiser ses nouvelles levées. S'il y avait peu de chances de ramener l'armée entière, on pouvait peut-être espérer, en multipliant les teiitatives, de faire passer des fractions de corps et des groupes d'officiers. Echouât-on dans toutes les tentatives, on aurait fait son devoir et le jour oîi, vaincu par la famine, on serait contraint de se' rendre, on succomberait sans déshonneur. Il y a, il est vrai, une autre conduite à tenir, au cas où Ton délaisserait la défense militaire pour se placer sur le terrain politique. Précisément parce que la France a perdu toutes ses forces organisées et son gouvernement régulier, on peut supposer que l'armée de Metz, si elle était à même d'intervenir à l'intérieur, aurait la puissance de régler souverainement les affaires du pays. Si le M*^Bazaine, du consentement de l'ennemi, parvient à sortir de Metz, il peut croire qu'il demeurerait en France l'arbitre suprême des événements. Il faudrait cependant tenir compte du gouvernement de la Défense nationale. Mais, bloqués dans Metz, sans nouvelles du dehors, jugeant uniquement ce gouvernement d'après leur intuition, le M*^ Bazaine et ses lieutenants ne le considèrent que comme une apparition insurrectionnelle et éphémère; ils le supposent incapable d'assurer l'ordre, de diriger la défense du pays et d'offrir assez de garanties pour que l'ennemi veuille traiter avec lui.

Le rôle politique qui s'offrait au commandant de TarméQde Metz, était tellement indiqué, qu'au moment même où le M" Bazaine se livrait aux réflexions-

qui le porteat à s'aboucher avec Tennemi, celui-ci lui faisait spoatauément des invites. Le il septembre, paraissait dans l'Indépendant Bernois, un communiqué qui établissait pour le public la position prise par l'Allemagne à regard de la France et se terminait ainsi : « Les gouvernements allemands dont le but n'est pas « la guerre, ne refuseraient pas de conclure la paix « avec la France si elle était sérieusement demandée « parle pays. Les gouvernements allemands pourraient « entrerennégociation avec l'empereur Napoléon, dont (( le gouvernement est jusqu'à ce moment reconnu, ou « avec la régence instituée par lui. Ils pourraient c également traiter avec le M*"^ Bazaine qui tient son « commandement de l'Empereur. Mais il estimpossi- « ble de comprendre de quel droit les gouvernements « allemands pourraient négocier avec un pouvoir (le « gouvernement de la Défense nationale), qui ne re- « présente, jusqu'à présent, qu'une partie de l'ancien « Corps législatif. » Le 16 septembre, le M*^ Bazaine se laissait aller à une première démarche contraire à ses strictes obligations militaires. En violation des règlements qui interdisent à un commandant assiégé de nouer des communications avec l'ennemi, le maréchal écrivait au prince Frédéric-Charles pour lui demander des renseignements sur les événements accomplis en France. Le prince lui répondait le soir même et lui envoyait un extrait de journal. Il lui faisait connaître la captivité de TEmpereur, la retraite de l'Impératrice en Angleterre, la formation d'un gouvernement irrégulier à l'Hôtel de ville, disant

que ce gouvernement n'était même pas reconnu partout en France, enfin l'arrivée des armées allemandes sous les murs de Paris. 11 terminait sa lettre par ces mots : « Du reste, Votre Excellence me trouvera « prêt et autorisé à lui faire toutesr les communi- « cations qu'elle désirera. » Le gouvernement prussien, par l'intermédiaire du prince Frédéric-Charles, allait donc au-devant des désirs du maréchal, et, à partir de ce jour, l'échange de lettres va continuer. Les déclarations de V Indépendant Rémois^ les nouvelles envoyées par le prince Frédéric^Charles étaient du reste de nature à persuader que le gouvernement improvisé à Paris, n'était doué d'aucune consistance et aussi désormais, soit dans ses communications avec les Allemands au dehors, soit dans ses agissements à l'intérieur de Metz, le M*^ Bazaine ne tiendra-t-il aucun compte de son existence. Le maréchal était maintenant prêt pour des rapports plus intimes avec l'ennemi : il avait écrit au prince Frédéric- Charles (1), pour obtenir l'envoi de son aide de camp le colonel Boyer au quartier général du roi Guillaume ; il avait la réponse du prince qui consentait au départ de l'aide de camp (2) , lorsque, le 23 septembre, un négociateur inattendu arrivait à Metz.

Le sieur Régnier, lors de la déclaration de guerre, habitait le département de Seine-et-Marne avec sa famille. L'invasion lui avait fait chercher refuge en

(1) Quel est votre nom N, ou AI»,\i, à^,

(2) Rapport du G*^ de Rivière, p. 213.

Angleterre (1). Il avait, de son initiative propre, formé le projet de restaurer l'empire et de conclure la paix par l'entremise de rimpératricè. Il avait adressé à Hastings plusieurs mémoires à l'Impératrice, il s'était ensuite présenté chez elle; mais, malgré tous ses efforts, il n'avait point été reçu. Ainsi éconduit, il avait manifesté l'intention d'aller trouver l'Empereur à Wilhelmshœhe et il avait enfin obtenu que le Prince impérial signât son nom au dos de deux vues photographiques qu'il lui avait fait remettre ; au bas d'une troisième le prince écrivait pour son père : « Mon cher papa, je vous envoie ces vues d'Hastings ; a j'espère qu'elles vous plairont. Louis Napoléon (2). » Muni de ces photographies, Régnier allait demander à M. de Bismarck l'autorisation de se rendre à Wilhelmshœhe; il arrivait à Ferrières le jour même où M. Jules Favre s'y trouvait. Régnier était absolument inconnu, il n'avait pour s'accréditer que les photographies signées par le Prince impérial, mais M. de Bismarck dut penser que, pour des ouvertures d'une nature particulièrement délicate, on n'avait pas voulu se compromettre à Hastings par la remise de lettres de créance en règle. Le ton d'importance que se donnait Régnier, la vue des photographies paraissent donc avoir suffi pour faire croire à M. de Bismarck qu'il a réellement devant lui un envoyé de l'Impératrice ou de sesi conseillers; M. de Bismarck accueille Régnier, il cause avec lui, mais ses plans d'une restauration de

il) Quel est votre nom N. ou M,, p. 5.

(2) lOid,, p. 16. ■

l'empire sont vagues et peu pratiques. Après échangé de vues, les deux interlocuteurs tombent d'accord que le M** Bazaine et son armée constituent la seule force, sur laquelle Tlmpératrice puisse s'appuyet pour rétablir la régence et conclure la paix. Régnier s'offre pour aller immédiatement à Metz (1). Le 23, dans l'après midi, il se présentait, conduit par un parlementaire prussien, aux avant-postes devant Metz et obtenait immédiatement audience du M*"^ Bazaine au quartier général du Ban Saint-Martin.

Régnier montra au maréchal ces mêmes photographies qui lui avaient déjà servi à Ferrières; il se dit envoyé de l'Impératrice et autorisé par M. de Bismarck, et aussitôt le maréchal se laisse aller à une longue conversation avec lui, il lui expose la triste situation de son armée, il fixe même l'époque, qu'il dit être le 18 octobre (2j où le manque de vivres deviendra complet, il se déclare enfin prêt à consentir à la neutralisation de l'armée: les troupes se rendraient sur un point du territoire à désigner et se tiendraient à la disposition de l'Impératrice pour convoquer les anciennes chambres et rétablir l'empire, la forteresse de Metz serait exceptée du traité et resterait maîtresse d'elle-même. Régnier présente ensuite au maréchal une des photographies au dos de laquelle le Prince impérial a signé son nom; il lui demande d'écrire le sien au-dessous de celui du prince, ce que le maréchal fait de suite. Régnier

( 1 ) Quel est voire nom N. ou M,, p. 23.

{'2)Jbid., p. 31. .

retourne le' soir coucher au quartier général du prince Frédéric- Charles; des télégrammes de M. de Bismarck sont arrivés à son adresse autorisant la sortie de Metz qu'il a demandée, d*un général français. Régnier revient le lendemain au Ban Saint- Martin et, dans cette seconde entrevue (1), pom* mettre l'Impératrice à même d'entrer en arrangement avec l'ennemi, en étant sûre de l'adhésion de l'armée, il propose au M*' Bazaine d'envoyer à Hastings un de ses généraux. Régnier demande soit le M'^ Gaurobert, sQit le Gr*^ Bourbaki. Le M*' Ganrobert décline la mission, le 6*^ Bourbaki l'accepte, mais à la condition, accordée, par le M*^ Bazaine, qu'un ordre de départ écrit lui sera donné. On profite du rapatriement de médecins luxembourgeois renfermés dans Metz, pour faire partir le G** Bourbaki incognito, habillé en bourgeois. Le général se rend à Hastings par la Belgique, tandis que Régnier retourne auprès de M. de Bismarck à Ferrières.

L'Impératrice se montra très-surprise de l'arrivée du G*' Bourbaki, elle lui dit qu'elle n'avait jamais chargé le sieur Régnier d'aucune mission, qu'elle avait au contraire absolument refusé de le recevoir. Le général exposa la triste situation de l'armée dans Metz, l'Impératrice prit la part la plus vive au sort de l'armée, elle refusa cependant de négocier avec l'ennemi, par la raison qu'elle pourrait nuire à la défense nationale et qu'elle ne voulait

(1) Réponse au livre Farmée du Rhin ffu lf*> Bazaine, p. 8. M*> Ganrobert, Enquête parlem . , tome IV, p. 270 .

STRASBOURG, METZ ET BELFORT. 14â

courir ce risque (1). Le G** Bourbaki n'ayant obtenu aucun fruit de sa démarche essaya de rentrer à Metz ; l'ennemi lui opposa des obstacles ; il se rendit alors c\ Tours et mit son épée à la disposition de la délégation.

Lorsque Régnier de son côté fut revenu à Perrière» la simple signature du M** Bazaine qu'il rapportait sur une photographie, parut à M. de Bismarck un pouvoir insuffisant pour conclure un arrangement. M. de Bismarck envoya donc à Metz le télégramme suivant : « Le M** Bazaine acceptera- t-il, pour la « redditioa de l'armée qui se trouve devant Metz, « les conditions que stipulera M. Régnier, restant « dans les instructions qu'il tiendra de M. le Mare- <( chai? » Ce télégramme avait été transmis par le G** de Stiehle, chef d'état-major du prince Frédéric- Charles; ce fut à lui que le maréchal, en réponse, adressa ses explications : «Je ne saurais répondre a d'une manière absolument affirmative à la question (c qui m'est faite, par son Excellence M. de Bismarck. « Je ne connais nullement M. Régnier, qui s'est pré- « sente à moi comme muni d*un laissez-passer de « M. de Bismarck, et qui s'est dit l'envoyé de S. M. a l'Impératrice, sans pouvoirs écrits. M. Régnier m'a <c fait savoir que j'étais autorisé à envoyer auprès de « l'Impératrice soit son Exe. le M*' Canrobert soit le « G*' Bourbaki. Il me demandait en même temps c( s'il pouvait exposer les conditions dans lesquelles il

{1) Procès Bazaine, Déposition du G^^Boarbaki, p. 311.

144 lA DÉFEirSS KAnOlVÀLE.

« m» serait possible d^exitrer esi négociations a^ec le « comtuajxdaat ea ciief de Tannée allemande deyanl « ^etz pour capituler» Je lui ai répondu que la tt seule chose que je puisse faire serait d'accepter une (1 capitulation avec les honneurs de la guerre ; mais a que je ne pouvais comprendre la place de Metz <c dans les conventions à intervenir. »

M. de Bismarck, puisque Régnier ne pouvait présenter de pouvoirs en régie pour traiter, soit de l'Impératrice, soit du M*^ Bazaine, interrompit ses rapports avec lui. La combinaison que MM. de Bismarck et Régnier avaient formée et à laquelle le M*^ Bazaine s'était montré prêt à adhérer, ITmpératrice rétablissant la régence et signant la paix avec Tappui de l'armée de Metz, était manquée, Tlmpéra* thce par son refus la faisait échouer.

Le mois de septembre s^était écoulé et l'armée dans Metz n'avait tenté aucun effort pour percer le cercle d'investissement. Des entreprises partielles avaient été faites, pour se procurer des vivres et des fourrages, les 22 et 23 septembre sur Lauvallier et Chieulles, le 27 sur Peltre et le château de Ladonchamps. On était revenu chaque fois sur ses anciennes positions sans rien garder du terrain conquis. Le 2 octobre, on attaquait ;de nouveau le château de Ladonchamps que Ton fortifiait et dans lequel on se maintenait. Le 7 octobre, une sortie plus sérieuse et faite avec des forces considérables, avait lieu sur la gauche de la Moselle, sur Saint-Remy, Bellevue, les '^pes. La division des voltigeurs de la garde aborda

les positions ennemies avec beaucoup de vigueur. On fit 600 prisonniers. Les 3® et 4« corps mis en mouvement pour appuyer les voltigeurs ne furent cependant point engagés à fond. Les troupes reprirent leurs cantonnements, ayant 1290 hommes hors de combat. Ce fut le dernier combat livré sous Metz.

Cependant, les privations avaient commencé avec le mois d'octobre, et la famine venait rapidement. L'armée allait se trouver impropre à tout grand effort par suite de l'affaiblissement physique des hommes et du manque de chevaux. Elle était déjà réduite, pour se nourrir, à manger les chevaux, qui du reste périssaient faute de fourrages (1). Dans cet état de choses, le M**^ Bazaine voulut connaître l'appréciation de ses lieutenants. Le 7 octobre, il informe les chefs de corps de l'approche de la famine; il leur demande de réunir leurs généraux de division, de tenir conseil avec eux et de lui envoyer par écrit leurs avis communs et suggestions motivées (2). Dans un seul corps, le 3% les généraux se prononcèrent catégoriquement pour tenter, une fois de plus, le sort des armes. Le M*^ Lebœuf, dans sa réponse au M"^ Bazaine recommande personnellement une attaque immédiate et à fond sur lés lignes ennemies et indique les mesures à prendre pour l'exécuter. Le G"* de Lad^ mirault expose que les hommes sont déjà bien affaiblis pour la marche, que cependant l'infanterie est encore capable d'un grand effort, mais que les che-

(1) D' F. Quesnoy. Armée du Rhin, p. 143.

(2) M»' Bazaine, L'armée du Bhin, p. U2.

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